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Question Orale au Sénat sur les Triploïdes, L’étiquetage, et autres… Ce 24 mars!

Cet après-midi, 17:00/17:30, intervention de Joël Labbé, Europe Ecologie Les Verts, qui nous soutient dans la démarche de l’étiquetage et donc de la transparence vis-à-vis du consom’acteur..

Vous pouvez suivre ce lien pour assister au débat en direct.

Tous les partis vont s’exprimer, ça va être intéressant je pense (j’espère).

Vous pouvez aussi lire le Journal Officiel du Sénat ou bien Cultures Marines mars 2015 puis encore d’autres articles parus comme celui du Figaro et enfin celui du Cuisine et Vins de France pour vous faire une idée du problème, si vous n’en n’avez pas encore assez de ce que vous lisez ici!!

PARIS

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Envoyé Spécial, la suite « Meurtres en série chez les huîtres »

http://www.france2.fr/emissions/envoye-special-la-suite/diffusions/11-01-2014_161308

Bon. L’émission est passée. En dehors du fait que Jean-Noël et Benoît Le Joubioux apparaissent moins de deux minutes, qu’avons nous pensé de ce reportage? Que peut-on en déduire?

Ce qui est dit est vrai :

  • Mortalité des petites huîtres, le naissain, depuis 2008. Autant sur les huîtres triploïdes que naturelles. Le virus OSHV1, l’herpès de l’huître sévit encore.
  • Mortalité estivale des huîtres marchandes en 2013. Estivale dit-on, donc huîtres vendues l’été, donc huîtres triploïdes, n’est-ce pas?

La mortalité des huîtres adultes est due à une bactérie, identifiée elle aussi, la vibrio aesterianus. Contre cette bactérie, ni antibiotiques, ni vaccin.

Un article du Monde cet été précisait encore que ce sont surtout les huîtres triploïdes qui sont touchées par cette bactérie. Or, depuis, on ne fait plus cette précision, sans doute pour ne pas stigmatiser plus la profession déjà durement éprouvée.

La seule solution officiellement proposée par les chercheurs et une majorité de la profession ostréicole est la création d’une huître résistante. Vous vous doutez bien que nous n’approuvons pas. Une huître résistante à UNE maladie, c’est croire qu’il n’en n’existe pas d’autres.

Dans le reportage, deux passages en écloserie, sur l’île de Ré.

Qu’est-ce qu’une écloserie? L’endroit où sont crées les huîtres triploïdes, celles à qui on a ajouté un chromosome pour les rendre stériles : ce qui permet de ne pas avoir de période de laitance l’été (la reproduction) et d’avoir une huître qui pousse (grandit) plus vite puisque son énergie est mise non pas sur la reproduction mais sur la croissance. L’ostréiculteur de Marennes-Oléron, le seul à dire clairement qu’il produit des triploïdes, le confirme : c’est plus facile, plus rapide, et moins gourmand en main d’oeuvre.

L’écloseur interrogé annonce que son entreprise est plus florissante que jamais. Bien sûr : les ostréiculteurs lui achètent en nombre des huîtres pour compenser la mortalité constatée sur les parcs, achats garantis par les indemnités dites de calamités agricoles.

Dans la mesure où les mortalités sont indemnisées, pourquoi s’inquiéter de la qualité de ce qu’on produit et de l’impact sur le milieu?

Cet écloseur ajoute encore : « les trois quart de ce que nous mangeons sont triploïde, les légumes sont triploïdes, les saumons sont triploïdes… ». Mais est-on sûrs que l’on mange bien? n’y a t’il pas également des problèmes dans l’alimentation courante, des allergies, des nouvelles maladies également? Ce n’est pas parce qu’on produit de n’importe quoi qu’on est obligé d’accepter de manger n’importe quoi! (je reste sobre dans mes termes, ce ne sont pas ceux-là qui me viennent en bouche!).

Il explique ensuite comment il sélectionne les huîtres pour en fabriquer une qui soit résistante au virus. Son taux de réussite est très bon, pour ce virus là. Mais la nature est riche de virus à déployer si on la malmène. À quand le prochain?

Néanmoins, quid des mortalités sur les huîtres marchandes, celles qui peuvent être vendues, été comme hiver?

Un chercheur explique qu’un des facteurs de la mortalité encore exceptionnelle de cet été, serait le climat. Effectivement, un printemps froid, a pu décaler le rythme de l’huître. Mais n’allez pas me dire qu’en 150 ans d’ostréiculture, il n’y a pas déjà eu de circonstances exceptionnelles au niveau du climat?

Quoi d’autre alors?

Là, nous allons chez un ostréiculteur du Golfe du Morbihan qui comme beaucoup a des parcs de captage en Charente, et des parcs de demi-élevage vers Paimpol. L’huître est une grande voyageuse.

Le stress. Voilà qui est une des cause donnée à l’herpès virus.

Ici, nos huîtres ne voyagent que pour aller chez le client, le consommateur, vous.

Si notre naissain n’est pas issu de nos parcs, car le captage en Ria n’est pas aussi bon qu’on le voudrait, il provient des pêcheurs à pieds de la région, et une petite partie d’un ostréiculteur de Port des Barques à qui nous achetons le 18 mois naturel depuis des années.

Nous évitons de cogner les huîtres, de les faire souffrir. Ça se voit tout de suite quand une huître est fatiguée.

Une biologiste en Normandie constate : « l’effet de bombe » des transferts d’un parc ou d’un bassin à un autre.

Jean-Noël et Benoit n’ont qu’une petite part dans ce reportage, ils sont une minorité parmi les ostréiculteurs, et ne travaillent pas comme la majorité. À la 22’57 minute :

  • Ne pas mélanger les triploïdes et les naturelles (diploïdes), confiner la triploïde, séparer les lots pour voir d’où vient vraiment le problème (un virus se propage contrairement à une bactérie, c’est pourquoi il n’est pas anormal que le naissain naturel soit touché par l’herpès comme la triplo)
  • La surproduction est pour nous une des causes principales des mortalités : la nature ne peut pas absorber la totalité de ce que les ostréiculteurs ont cherché à lui faire avaler. Rappelons qu’en 2008, la profession pouvait vendre 240 000 tonnes, alors que le marché n’en absorbait que 140 000. Donc, de toute façon, sans les mortalités, la profession allait quand même droit à la faillite.

Les huîtres d’écloserie ont amené cette surproduction.

Depuis 2008, Jean-Noël a changé ses méthodes de travail. Et nous en avons les effets positifs aujourd’hui.

Oserions nous dire que nous n’avons eu de mortalité estivale que « normale » chez une huître?

Oserions nous dire que jamais nos huîtres ne se sont si bien porté?

Il n’y a pas de leçons à donner, juste constater.

Nous avons beaucoup apprécié l’intervention d’Isabelle Autissier en fin de reportage, avec la sensation qu’elle valide à peu près tout notre discours.

N’hésitez pas à regarder le reportage, à nous poser des questions, à aller plus loin dans la réflexion.

Je ne sais plus qui avait dit un jour « Nous sommes ce que nous mangeons ». Un consommateur averti en vaut deux!

« Nous sommes ce que nous mangeons » Jane Goodall

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Retour sur une crise annoncée

« En 1997, un vote au conseil National de la Conchyliculture (CNC) autorise la mise en culture des triploïdes en milieu ouvert sans essai préalable en milieu fermé. Nous  n’étions que deux sur une bonne vingtaine à voter contre et nous savions déjà que la prochaine crise ostréicole serait gravissime.

À l’époque, mon cheval de bataille était le bassin versant littoral de la Ria d’Etel. Cette aventure magnifique pour la qualité de l’eau avec les agriculteurs m’avait déjà fait comprendre qu’il ne faut pas aller contre la nature car elle nous le renvoie vite à la figure.

Vache folle, tremblante du mouton, fièvre porcine, grippe aviaire, les exemples sont de nombreux retour de bâton à la folie humaine.

De nombreux professionnels s’engouffrent dans l’aubaine productiviste, d’abord pour commercialiser des huîtres non laiteuse l’été, parfois nommées huîtres de quatre saisons, puis pour profiter de la croissance plus rapide de l’huître triploïde (deux ans au lieu de trois).

C’est le début de la surproduction avec le développement des écloseries.

Le naissain naturel suffisait à fournir le marché, le naissain d’écloseries ira jusqu’à fournir autant que le naissain naturel, soit deux fois trop.

De 1997 à 2007 des mortalités de plus en plus importantes sont constatées chaque année sur les naissains (une huître qui a entre 8 et 14 mois). Aucune piste ne permet de trouver une solution scientifique. À défaut, le virus OSHV1 est mis en avant bien qu’il soit connu depuis 1982.

En 2007, le dernier brevet d’IFREMER est mis en place sur la production de tétraploïdes, nécessaires pour obtenir des triploïdes.

En 2007/2008, la production atteint son apogée avec une capacité de 240 000 tonnes alors que le marché ne peut en absorber que 140 000. La profession va droit dans le mur. La surproduction entraîne un engorgement des marchés, des parcs, une pression forte sur la biodiversité, et bien entendu, une chute des cours. Le prix de négoce en gros est le même qu’en 1971/1972, début de la production des huîtres japonaises.

En 2008, mortalités fulgurantes au printemps. En 3 semaines, la moitié de la production d’huîtres d’un an disparaît en Méditerranée, Atlantique et Manche, qui pourtant n’ont pas la même salinité, ni les mêmes températures, ni la même biodiversité. Des cas similaires ont déjà existé au Japon, en Corée et aux Etats-Unis, et ce depuis les années 60 avec la première production de triploïdes au Japon pour les huîtres perlières.

Depuis, Japon et Corée sont revenus à des productions naturelles avec de fortes mesures environnementales sur les bassins versants de productions ostréicoles.

La production a très fortement chuté aux Etats-Unis, qui ont fourni le premier brevet français pour les triploïdes avant celui d’Ifremer. La profession s’émeut et réclame des aides.

Ces mortalités ont suffit à maintenir les cours, la majorité de la profession pense qu’il s’agit d’un cas exceptionnel; la vie productiviste reprend son cours.

Après six mois de dépression lourde, je prends le taureau par les cornes pour mettre de l’ordre dans ma vie. (NDLR : la vie de Jean-noël et sa profession sont intimement liés).

Je sais que nous sommes dans la crise programmée en 1997 avec l’avènement des triploïdes. Je réalise un audit de mon entreprise avec pour objectif la réduction de la dette à zéro en 3 ans.

2009 : Deuxième épisode de mortalités fulgurantes, après une année de captage tardif. Le naissain était petit, les mortalités s’échelonnent entre 50 et 100%!

Il y a toujours assez d’huîtres adultes après les années de surproduction, 2006, 2007, 2008. Les cours remontent. Les dossiers de calamités agricoles se multiplient, avec visiblement de la triche manifeste dans certains cas. Les services fiscaux vont tenter de réduire ces risques.

C’est aussi le début de la guerre pro et anti-triplo, ou plus exactement, on réveille l’artillerie lourde dans les deux camps.

Dans mon entreprise, je stoppe l’activité des marchés, non rentables depuis plusieurs années. C’est un déchirement dans l’entreprise familiale pour tenter de sauver l’activité.

L’avenir s’envisage à un an maximum.

Je prends la décision d’acheter des huîtres captées sur les bancs naturel pour trouver des huîtres plus résistantes.

Ifremer reconnaît que les triploïdes ne sont pas à 100% stériles. Mais elle entame avec la profession un programme de recherche d’huîtres résistantes à base de triploïdes!!!

Au fait, un nom est mis en avant sur le responsable de ces mortalités : OSHV1micron var, pour « variant » de OSHV1, à ne pas confondre avec « mutant » !

2010 : rebelote! Sur les forums, les menaces d’armes nucléaires prolifèrent. Sur les parcs c’est la désolation. La production adulte chute fortement, les cours se relèvent mais la profession voudrait retrouver son niveau de production d’antan avec surproduction et chute des cours. Le nombre de collecteurs mis à l’eau est multiplié par 3 pour compenser les mortalités.

Je vends un de mes deux parcs de captage, mon choix n’est pas le même que celui de la majorité. Les niveaux de dossiers de calamités atteignent des sommets.

Certaines entreprises ferment. D’autres parlent de diversification. En Bretagne sud, les prévisions parlent de 30% d’entreprises à disparaître et une perte de 60% de main-d’œuvre qualifiée qui  ne reviendra plus dans ce métier. Encore une richesse qui s’en va.

2011/2012 rien à signaler. Rien de bon en tout cas. Toujours les mortalités, les calamités, les lamentations, les espoirs sur la recherche d’une huître résistante. Les prix continuent de monter et la clientèle peu fortunée disparaît.

Les entreprises qui ont anticipé la crise vont économiquement mieux. L’ostréiculture va produire 80 000tonnes au lieu des 140 000 avant crise et peine à les vendre, un comble !

Il n’y a pas de discours officiel cohérent, chacun tire la charrette dans son sens. L’individualisme de l’ostréiculture donne sa pleine mesure. Le nombre de collecteurs mis à l’eau est multiplié par 7 ou 8, ce qui permet de nourrir l’infection virale.

Les triploïdes sont élevées proches des bancs naturels de reproduction. Comme elles ne sont pas toutes stériles, quid du brassage des larves?

Fin 2011, l’échouage du TK Bremen à Erdeven, provoque une mini marée noire, 12 ans après celle plus gigantesque de l’Erika. Les ostréiculteurs de la Ria d’Etel seront traumatisés et pas indemnisés.

Pour la première fois, en 2012, une forte mortalité estivale des huîtres adultes triploïdes. Elles avaient pourtant été élaborées pour être travaillées l’été!

J’affine ma production à base d’huîtres naturelles. Pas de mortalités à signaler. Je continue à prendre un peu de naissain naturel pour compléter la production mais il subit des ponctions mortifères en 1ere et 2ème années.

J’arrive au bout de mon programme de réduction de la dette. J’envisage « mon » avenir avec beaucoup plus de sérénité.

2013 : On prend les mêmes et on recommence.

Le naissain triploïde se vend moins bien mais les écloseries se multiplient et s’agrandissent. Créées à coup de subventions, financées en fonctionnement par les calamités agricoles : vive la crise!

Cet été donc, retour des mortalités de naissain d’abord puis d’adultes triploïdes. La profession s’inquiète : il est temps. Le projet de moratoire sur l’élevage des la triploïde a été enterré fin 2012. Nous ne savons pas s’il y a risque d’infection des adultes naturelles.

Pour l’instant aucune casse significative à constater.

Nous avons remis l’entreprise à niveau, en matériel après 5 ans d’entretien minimum. 70% des parcs en surélevés ont été nettoyés et préparés pour 10 ans. La production en cours devrait égaler celle de l’an passé à un niveau très proche de 2008.

Toute ma carrière j’ai été persuadé de faire fortune l’année prochaine. Un ostréiculteur est un joueur qui jette ses économies à l’eau.

Je continue donc à jouer, serein. Sachant qu’il y aura des hauts et des bas »

Le faux tremblement de terre ostréicole

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Le mot de Jean-Noël sur ce qui devient une polémique, mais n’ose pas dire le fond du problème.

« Les médias titrent : « Les ostréiculteurs aux prises avec une surmortalité des huîtres adultes » (Libération, 3 août) « Vibrio aestuarianus, menace pour les huîtres » (Ouest-France, 3 août) « Bassin d’Arcachon : la triploïde au coeur » (Sud-Ouest, 27 juillet) « Huîtres : une mortalité inédite et inquiétante » (Sud-Ouest, 25 juillet)…

En réalité, le phénomène n’est pas nouveau . 60% des triploïdes adultes « prévues à l’origine » pour être commercialisées l’été, meurent, sous la présence d’un vibrio aestuarianus, pour être précis, qui s’agite sous certaines conditions climatiques.

Ces huîtres non rustiques sont plus fragiles par disparition des caractères de résistance au profit de la croissance en « supprimant » la période de reproduction. Je mets supprimant entre guillemets car en réalité, jusqu’à plus de 30% de ces triploïdes arrivent en laitance* l’été.

Rappelons nous le bon sens des anciens qui préconisaient de ne pas consommer les huîtres les mois sans R.

En ayant perdu ce bon sens au profit de la croissance économique, nous avons engendré des naissains* de laboratoire, non adaptés aux conditions exceptionnelles que présente parfois la nature.

D’où ces mortalités et dossiers de subventions pour calamités agricoles !

Dans ce domaine , les plus doués au bureau gagnent de l’argent aux dépends des plus doués en production ! »

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Qu’est-ce qu’une triploïde ?

Le bébé huître (naissain), est issu du croisement d’une huître diploïde (normale donc, comme vous et moi, 2 paires de chromosomes), et d’une tétraploïde (4 paires de chromosomes). Cette tétraploïde est produite par choc chimique sous brevet d’IFREMER. Ce brevet tombe dans le domaine public en 2015 et pourrait passer aux mains d’autres laboratoires privés…

La triploïde, issue de ce croisement, a 3 paires de chromosomes et donc est sensé ne pas se reproduire. Elle serait stérile.

Elles sont plus facilement commercialisables l’été, du fait qu’elles ne présentent pas de laitance*, cet aspect que prend l’huître naturelle en période de reproduction, et qui, de goût et de texture différents des autres périodes de l’année, la rend moins attractive au consommateur.

La triploïde présente un autre avantage au producteur : plutôt que de perdre son énergie à se reproduire, elle la met en croissance, ce qui réduit d’autant sa période de production de trois à deux ans, ce qui a (coïncidence ? ) engendré la surproduction qui a précédé la mortalité des juvéniles (huîtres de moins de deux ans) en 2008.

Peut-on différencier une huître naturelle d’une huître triploïde ?

Oui, mais au microscope ! Un professionnel aguerri pourra parfois la différencier au coup d’oeil (présence d’un talon recourbé vers le haut en forme de bec d’oiseau). Seule une traçabilité et un affichage (non obligatoire) peuvent le faire.

Qu’est-ce qu’une huître « bio » ?

Selon Bruxelles, il faut avoir une traçabilité jusqu’aux père et mère de l’huître, donc une traçabilité possible uniquement sur les huîtres de laboratoire ; Un comble : les huîtres nées en mer ne seraient donc pas « bio » selon les critères de Bruxelles !!

Y a t-il un danger pour le consommateur ?

Le seul danger connu est de consommer un produit qui ne serait pas frais, voire moribond. Seule la responsabilité de l’ostréiculteur, son savoir-faire et son éthique, peuvent garantir l’intégrité de son produit.

Parle t-on d’OGM pour les huîtres ?

Non, car il n’y a pas de manipulation du génome, seulement un changement de paires de chromosomes. D’après Bruxelles, la triploïde n’est donc pas un OGM.

Néanmoins, de nombreux scientifiques parlent d’Organisme Génétiquement Maltraité.

Pourquoi les mois sans R ?

Le bon sens des anciens…

À l’époque, il n’y avait ni chambre froide ni transport frigorifique, donc il existait un risque en période chaude. La chaleur entraîne parfois en mer, des « blooms phytoplanctoniques » d’espèces induisant des malaises gastriques très temporaires chez les consommateurs.

Pendant cette période, nous nous consacrons à l’entretien des bâtiments, du matériel, des navires, et seul le travail sur les parcs n’entraînant pas de risque de mortalité. En période chaude et de reproduction, les huîtres sont aussi plus fragiles, on les bichonne sur une à deux heures maximum, le temps de la basse mer.

Il existe des méthodes naturelles pour provoquer la délaitance des huîtres, mais ce n’est pas sans risque de mortalité.

Notre commerce se fait de mi-septembre à fin avril voire mi-mai si le printemps est très frais, ce qui a été le cas cette année.

 

PS: Ah oui, Jean-Noël me rappelle de préciser que nous n’avons pas de casse sur les huîtres adultes…

Voilà, ce qu’il fallait dire nous semble t-il. De nombreuses questions peuvent se poser, n’hésitez pas à donner votre point de vue…