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Que du neuf

On s’emballe pour pas grand chose dans l’ostréiculture, surtout si c’est pour paraître encore plus beaux.

On s’adapte, on se rénove, on se repeint la façade en été parfois, on nettoie les outils, on les passe à l’huile de coude.

L’autre jour j’ai envoyé paître un honorable représentant d’une non moins honorable certainement, enseigne de produit chimique qui nettoie tout bien, jusque dans les coins. Je sais envoyer balader parfois, croyez-moi, il y en a qui n’en sont pas revenus.

Il ne me croyait pas quand je disais que nos bassins sont nettoyés au soleil qui sèche et dessèche, balayés, brossés, à l’eau de mer.

Pourtant, si ça n’était pas le cas depuis si longtemps (de nettoyer à la brosse), je n’aurais pas eu l’occasion de faire un demi tour droite sur une décision qu’on avait prise il fut un temps pas si lointain : de ne pas passer par le label AB. 

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Pourtant, quand on travaille avec Biocoop, oui, oui, ils nous sont restés très fidèles, et vous allez retrouver nos huîtres là où elles n’étaient plus l’hiver dernier, youpi, pourtant donc, il paraissait logique au final de faire apparaître un logo qui s’approche de la philosophie du bien manger, parce que ce logo là, AB, tout le monde le connaît.

Alors bien sûr, nous ne sommes pas satisfaits car la charte Agriculture Biologique est incomplète à nos yeux, floue aussi (autoriser des huîtres d’écloserie!!!!), et notre travail nous pousse à aller bien plus loin dans la recherche du bien manger, propre et juste.

Tiens manger bon, propre et juste, ça ne vous rappelle rien? La philosophie Slow Food bien entendu, qui elle, correspond vraiment mieux à nos attentes. Et pour laquelle nous restons plus que jamais une Sentinelle.

Maintenant, nous continuons notre travail sur la reconnaissance d’une charte rédigée dans le bon sens que nous donne à voir Mère Nature, et nous avons des contacts avec un « label » aussi respectueux que possible. A suivre.

Le chapitre sur le label AB obtenu étant clos, quoi d’autre?

Mais le relooking bien sûr, le home-staging, le packaging, le ing, quoi.

Nous sommes « ing » maintenant grâce à Anne Rouat, la petite cousine de Jean-Noël, la petite fille d’Yvan, Anne qui s’est jetée sur le projet « bourriche » avec entrain et talent.

Du coup, TADAAAAAAM, on a de belles et magnifiques bourriches, paniers, ce que tu veux, dans lequel on emballe les huîtres, qui font mal aux yeux tellement c’est beau.

Evidemment, on ne les a pas encore vues en vrai, parce qu’une usine à remonter, les vacances, les congés toussa, ça prend un peu de temps. Sans compter nos réflexions, on agit vite mais on réfléchit longtemps.

Et en fait, passer du bronze au laser (de D’Artagnan à Luc Skywalker en somme) ça prend plus de temps, paraît-il. Vraiment. L’impression tellement plus aboutie, que j’imagine qu’ils peaufinent au pinceau, ça doit être pour ça.

Bref.

Tu voulais du neuf? du beau? On a tout ça! (excusez le tutoiement, il m’échappe):

THE couvercle.

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Tu remarqueras qu’il manque « Sentinelle Slow Food » mais il y sera.

Tu remarqueras aussi que, juste avec la mention « chantier construit par Yvan Tonnerre » il y a comme de la réparation, réunification dans l’air.

Le patron a exigé que mon prénom y soit, ainsi soit-il.

J’ai ajouté une couche, avec le verso du couvercle, le blabla qui dit pourquoi etc…

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Voilà.

Je n’ai pas grand chose à rajouter. J’attends vos impressions (pas celles qui sont au laser et qui prennent du temps), vos regrets de l’orange et bleu (le ciel est bleu comme une orange?) etc.

Hop.

Enjoy!

 

 

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L’éclipse de la marée !

Les grandes marées de la Ria, c’est comme les éclipses solaires : ça ne descend pas et tu ne vois pas l’éclipse, parce qu’il y a des nuages!

Je fais un raccourci hasardeux et très peu scientifique, mais comme je te l’ai déjà expliqué , nous, les grandes marées, c’est mouais.

Mais quand même, il y a eu de hautes pressions favorables, alors j’ai pu, avec mon téléphone, faire quelques clichés de l’espèce invasive maritime, les pêcheurs à pieds 🙂

On en a compté plus de 130 jeudi 19 mars, et samedi 21 aussi. Sans doute que ça sentait le printemps.

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Les photos sont très moches, mais donnent une idée tout de même, et de l’eau qui part, et du monde qui vient.

Là, c’est pleine mer, vers le Plec.

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Je ne sais pas si l’éclipse solaire avait un effet sur la marée, grande, du même jour. Ça ne doit sans doute pas. Mais ce vendredi 21, il y avait trop de nuages pour que l’on cherche à voir quoi que ce soit, et trop de vent pour qu’on fasse une belle marée, qui soit dit en passant, n’est pas bien descendue, donc.

Sinon, le neuf c’est qu’on va à la rencontre des Conviviums Slow Food samedi prochain, le 28, c’est en Bourgogne, une région que je ne connais pas, de belles rencontres en perspectives; nous allons y voir d’autres produits « Sentinelle » que l’huître de Jean Noël, comme le jambon noir de Bigorre, goûté à Terra Madre en octobre 2014.

Et l’autre excellentissime nouvelle, si j’arrive à obtenir les visas, c’est le départ pour le Sénégal, début avril, missionnés par ATM (Arradon Terre du Monde), nous allons retrouver nos amis Adama, Moussa et leurs familles,entre autres. Une petite semaine, pour voir les évolutions et motiver les troupes (eux comme nous!)

Enfin, et je le mets en dernier et en tout petit, il paraît, que lors du passage du reportage de Thalassa effectué sur la Ria d’Etel il y a un an environ, il paraît donc que nous aurons droit à 3 minutes… C’est bien, 3 minutes prises sur une journée, je ne sais pas du tout ce qui va en sortir!

Oh! des hommes qui travaillent!

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Slow Food, Slow Fish, Slow, SLow, Slow

Non, pas de slow à Slow Food ni Slow FIsh, juste un retour très Slow de fatigue!
Énorme salon que le Salone del Gusto, et dixième anniversaire de Terra Madré qui est la rencontre entre ceux qui cultivent, ceux qui transforment, ceux qui commercialisent et ceux qui consomment pour une production locale, durable et traditionnelle. J’ai entendu le terme « glocal » de global et local.

Je te rappelle juste maintenant ce qu’est un produit sentinelle : un témoin de l’environnement, une éthique de travail et le respect d’un produit. C’est une image à laquelle nous tenons et dont nous sommes fiers : nous faisons des huîtres naturelles, et quand on nous pose la question, ah bon, il y en a qui ne le sont pas? nous rentrons dans le détail des huîtres d’écloseries et du danger potentiel qu’elles représentent…

Je ne retrouve pas sur le net la surface d’exposition du salon, mais elle se passe au Lingotto, le plus grand centre de congrès d’Europe, accessoirement l’ancienne usine Fiat (500m de long).

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J’ai lu du 80000 m2 d’exposition, plus de 170 pays (sur place on m’a dit 175) et 200000 visiteurs sur 5 jours.
Ces chiffres ne veulent rien dire tant qu’on a pas vu ce que c’est.
Nous mettions 10 mn de l’entrée du salon à notre Stand en traversant les trois pavillons du mercato italiano où je n’ai pas pu rester baver, le couloir appelé street food et pizza piazza et enfin atteindre le pavillon Oval, l’international, patinoire olympique n’est ce pas.
J’ai eu le bonheur de rencontrer des membres de convivium Slow Food Gap, que je ne connaissais que de voix et de mails, peu de français parmi les exposants, mais les meilleurs près de nous avec le Noir de Bigorre, et du fromage de Savoie.
J’ai rencontré un pêcheur d’huîtres sauvages hollandais, un autre de plates irlandaises, que j’ai pu goûter fumées, j’ai goûté l’huître cassostrea virginica du Canada, et parlé anglais et encore anglais et très mal anglais, mais sans cet anglais scolaire donc très très lointain, je n’aurais absolument pas pu communiquer. C’est que dans deux ans, si on refait ce truc un peu fou, j’ai deux défis : apprendre l’italien, et me commander une nouvelle paire de jambes de rechange, parce que je ne savais plus où se trouvaient mes pieds à la fin du Salon…
Il y a eu des aventures aussi.
Les conférences sont des aventures.
La première, je croyais que c’était la deuxième, alors tout s’est fait pouf pouf, puisque je connaissais un peu le sujet heureusement! Avec Pierre Molo, le monsieur plancton et maître à penser « huîtres » de Jean Noël.

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C’était sympathique avec un public convaincu, petite salle et des gens que je connaissais un peu, même pas presque pas peur.
La deuxième là, c’était beaucoup plus formel, dans la salla Rossa, au bout du pad 1, facile à repérer puisque sa couleur comme son nom, rouge.
Et grande.
Et mon nom sur la table à côté de grand pontes, scientifiques, universitaires, pêcheurs, membre de la commission européenne, universitaire.
Aquaculture, solution ou problème ?
J’ai eu un peu de frissons car les premiers intervenants n’allaient pas dans mon sens, à louer l’aquaculture. Moi pas.
Et puis un universitaire John Volpe a enfin mis un peu de bémol.
Idem pour le modérateur, Silvio Greco, biologiste marin (entre autres)

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J’ai été brouillonne, pas dit ce que je voulais mais pas grave c’était ma première expérience dans ce domaine et je ferai mieux la prochaine fois.
Un anglais et un pêcheur de truite écossais et en kilt sont venus m’interroger à la fin, où j’ai du déployer des trésors d’imagination pour parler de naissains, de mortalités, de densité, en anglais of course.

J’ai appris tellement que je ne me souviens pas de tout.

Je me suis bien amusée à l’atelier du goût organisé entre les sentinelles slow food des huitres du monde entier, il fallait ouvrir des huîtres, en extraire la chair pour la poser dans un gobelet affichant pour moi la lettre C, tandis que les autres faisaient de même avec d’autres lettres, et que les amateurs présents faisaient une dégustation à l’aveugle.

L’huître sentinelle bretonne est arrivée exaequo avec deux autres dont je ne peux pas te dire le nom, en première place. Et toc. 🙂

Nous avons ouvert environ une tonne d’huîtres en assiettes de trois ou six, maintenant je sais dire trois et six en italien, mais je ne sais pas encore l’écrire, aïe, je sais aussi demander trois cafés américains et s’il vous plait en plus, je sais dire, Risotto, Farinata Pesto, et Mozzarella di Buffala, j’en pleure encore de n’avoir pas pu en rapporter, c’est à se taper sur les doigts de ne pas l’avoir fait, d’avoir préféré remballer les huitres restantes dans le camion, d’avoir rangé le stand, d’avoir ramené les plats en trop, d’avoir….

Les Slovènes et les Polonais ont fait de nombreux tours à notre stand parce que les huîtres vont bien avec leur vin, ou parce qu’on parlait bien anglais pour des français, va savoir.

Il manquait un truc quand même, sur toute la durée du salon il n’y avait pas de musique. Et pour qui ouvre des huîtres des heures durant, la musique c’est bon pour les mains, pour les jambes, pour l’allant du sourire.

Je ne sais pas si je dois te raconter l’aventure du retour des huîtres… non, je ne sais pas, je vais attendre de voir si elles se remettent de leur bain en mer du nord….

Si elles pouvaient parler, elles diraient Amsterdam!

En attendant, cap sur Marcq en Baroeul, où la quinzième fête des huîtres nous attend sous l’hippodrome, avec l’association Marcq Madagascar et la Bouée Bleue qui continue de tenir debout malgré tout.

Là, je sais qu’il y aura de la musique et des sourires, si.

Prego…

Dunkerque, Nieuwpoort, Turin… Octobre voyageur!

Je voulais faire un billet exclusif sur le retour de Dunkerque, mais ce ne sera pas possible. Trop à faire, trop à dire.

Dunkerque aura un goût très particulier cette année.

L’ambiance a encore été parfaite. L’esprit de la fête, la convivialité, l’investissement de tous, l’humour même au plus fort de la fatigue.

Jean-Noël disait que pour faire cette foire là, et tenir sur ce rythme pendant trois jours, il fallait que chacun de nous ait un caractère particulier. Moi, je dirais qu’on a tous un grain.

J’ai remercié les musiciens de l’orchestre, car j’ai constaté que c’est plus facile d’ouvrir des huîtres en plein rush quand il y a une musique bien dansante. Et ce fut le cas.

Nous avons tous dandiné Dalida ou autre derrière notre stand à un moment donné. J’ai même une vidéo qui… ah mais non, je ne peux pas tout vous montrer, il faut venir voir!

Dunkerque aura une saveur particulière cette année, car au retour nous avons appris une nouvelle dramatique, et je crois que personne ne la digère encore.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’il faut profiter de l’instant présent, des moments de bonheur en famille et prendre soin de soi.

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J’aurais voulu te faire une galerie de portraits. Histoire de dire comme chacun est impliqué, heureux d’être-là; il y en a beaucoup qui posent leurs congés chaque année pour venir parmi les écaillers, et à la Bouée Bleue c’est pareil, sur une période encore plus longue car ils ont la préparation du chapiteau et son démontage ensuite.

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Merci à eux d’être toujours là, fidèles au poste, avec le sourire. (Les photos sont vraiment très moches, mais je n’ose pas emporter mon APN avec les mains mouillées). Merci à Anne-Marie et Michel, encore plus.

But the show must go on, comme dit Pierre-Yves, et voilà que Nieuwpoort approche.

Quoi qu’est ce? La même chose que l’an dernier, mais en mieux c’est sur 🙂

La « Verrassend Maritiem Nieuwpoort » c’est une foire aux huîtres aussi, qui se passe dans le bâtiment de la Criée. On y parle flamand, on y roule les R, on dit Damen, Kaffee, et on ouvre plein d’huîtres encore. Cette année je n’y serai pas, puisque mon coeur est en Italie.

(je te mets des photos de n’importe quoi, y’a prescription, Nieuwpoort 2012)

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Non c’est une blague, mais les dates de Nieuwpoort (24, 25, 26 octobre) sont pile les même que celles du Salon du goût (attends, je te le dis en italien, c’est plus joli : Salone del Gusto e Terra Madre) à Turin, ce fameux salon, immense, où se rassemblent 107 nations qui présentent leurs productions locales à préserver et/ou menacées.

Le mouvement Slow Food a été créé en 1986 par Carlo Petrini, en Italie, en opposition au Fast Food. Il souhaite sensibiliser les citoyens à l’écogastronomie et l’alterconsommation. Ça fait barbare comme mots, mais c’est surtout pour oeuvrer contre l’uniformisation, la reconnaissance de pratiques d’élevage ou de culture, éthiques et responsables humainement et environnementalement.

Il se trouve qu’on ne peut pas être dans deux endroits à la fois, je me suis désignée volontaire pour l’Italie 😉 mais je le paye un peu car je vais devoir assurer les conférences qui auraient dû incomber à Jean-Noël.

Ceux qui peuvent venir, auront la possibilité de me voir à une conférence intitulée « L’acquacoltura: soluzione o problema?  »

le dimanche midi et une autre le samedi matin « all rivers run into the sea ».

Oui, je sais, rien en français. Normalement si, je pense que ce sera traduit, mais depuis deux semaines je reçois plein de documents ou en italien ou en anglais et je finis par ne plus savoir comment je m’appelle…

Dans la première conférence j’aborderai par l’exemple les effets de l’aquaculture chez nous, ses dérives surtout. Mais j’espère bien en faire un parallèle avec le Sénégal où on espère mettre en place quelque chose de raisonné et raisonnable, même si, l’humain est ainsi fait, la recherche de profits immédiats conduit presque irréversiblement vers des erreurs que d’autres  commettent avant nous sans qu’on en tienne compte, des erreurs qui sont peut-être nécessaires pour avancer?

Dans la deuxième, c’est plus facile, ils me demandent de parler de l’expérience du Bassin Versant de la Ria d’Etel (un peu le billet précédent sur la qualité d’eau) de Jean Noël, en parlant « d’échelles » genre les petites rivières font les grands fleuves.

Il y en a une autre prévue, mais je crois que c’est plus sur des échanges avec d’autres pays, sur les expériences de chacun. Si on arrive à se comprendre bien sûr 🙂

C’est un défi pour moi, un enjeu aussi, très excitant et sans aucun doute extrêmement enrichissant. Je ne manquerai pas de vous faire un rapport si j’en reviens en vie.

A tutti!

Slow Food, Slow Fish, Euro Gusto et nous

Tours, les 23 et 24 novembre : le salon Euro Gusto, soit la mise en valeur du goût et du bien manger, comme le disait Carlo Pétrini, président de Slow Food

BIEN MANGER

Ceci est la première page du programme qui nous attendait à euro Gusto.

Jean-Noël y était invité en tant qu’ostréiculteur, producteur de l’huître reconnue « sentinelle » par cette association internationale.

La conférence était donc plutôt axée vers Slow Fish, et le thème était de faire le lien entre les territoires, qu’ils soient terriens ou marins, les deux étant étroitement liés dans la mise en place des productions.

J’ai filmé l’intervention de Jean-Noël, le son n’est pas bon, hélas, je ne suis pas équipée de micros professionnels :-), néanmoins, ça s’entend quand même.

Dans la soirée j’ajouterai ce qu’il a dit en ce qui concerne l’huître triploïde, celle qui naît en écloserie et non pas en mer comme les huîtres naturelles. (le temps du chargement, avec une connexion digne de l’époque des pédalos).

Et voilà… Jean-Noël et les triploïdes..

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Ce type de déplacement, sans valeur marchande puisqu’on y va « les mains dans les poches » est un formidable moment de rencontres, de prise de contact, d’échange d’idées, de remotivation sur les valeurs que l’on défend et un rappel des outils mis à notre disposition, avec un peu de bonne volonté.

Nous remercions, Lucia Penazzi pour ses talents de coordinatrice, et son investissement, et le couple qui nous a hébergé, attendant patiemment 1heure du matin que l’on soit sortis du restaurant où nous mangions avec les conférenciers Slow Fish, et que notre GPS reconnaisse que le tram est à Tours, ce que la carte papier est au voyageur prudent, que nous n’étions pas !

Eurogusto, nous y serons aussi!

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Entre deux marées il s’en passe des choses.

Slow Food France nous a contacté une nouvelle fois, pour demander à Jean-Noël s’il voulait bien participer à une conférence « Slow Fish » : un Atelier de la Terre sur le thème de la pêche et de la campagne Slow Fish, avec Pierre Mollo que Jean-Noël connaît bien, Elisabeth Tempier, et Michèle Mesmain. On y parlerait de surcapacité, de co-gestion, de privatisation et de l’impact de la terre sur la mer…

Si ça vous tente et si vous êtes dans les environs de Tours le 23 novembre à 18 heures, c’est là qu’on pourrait se voir!

The programme :

Com Euro Gusto oct 2013

Et en bonus, une photo montage (merci pour les photos Dominique Deguines) de la foire aux huîtres de Nieuwpoort

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L’huître Sentinelle, Cohérence et Slow Food

Slow Food et ses sentinelles.

Slow Food est un mouvement international fondé à Paris en 1989 par Carlo Petrini, journaliste et critique gastronomique. Le Slow Food (restauration lente ) cherche à combiner le plaisir gastronomique avec un profond respect de l’environnement, en opposition au fast food, restauration rapide et post-industrielle qui standardise les goûts. Les sentinelles sont des projets de Slow Food , créées pour accompagner les petits producteurs et préserver les productions artisanales de qualité. Ils tentent de sauvegarder et relancer un produit alimentaire menacé, comme c’est le cas de l’huître.

Cahier des charges d’une sentinelle.

L’Arche du goût qui fait partie du projet slow food, est chargée d’inventorier et de publier les produits alimentaires menacés d’extinction par la standardisation industrielle. C’est son comité qui examine la candidature du producteur qui en a fait la demande.

Une sentinelle doit respecter certaines conditions qui donnent à ce produit une qualité optimale.

Jean-Noël Yvon, appartient au réseau Cohérence, et produit une huître qui correspond, de fait, à ce cahier des charges. En effet, le réseau Cohérence promeut des solutions alternatives rentables économiquement, écologiquement saines et socialement équitables et depuis 2009 a entamé une démarche d’ « Ostréiculture durable et solidaire ».

Jean-Noël est très sollicité pour l’exemple et l’engagement qu’il montre pour la sauvegarde de l’huître. Avant même que la maladie soit présente dans les chantiers il tenait à instaurer le dialogue entre les ostréiculteurs et les agriculteurs, pour que chacun y trouve son compte. Toujours discuter, pour l ‘échange des connaissances et des solutions, c’est ce qui fait de lui ce qu’il est, un homme passionné et passionnant, très pédagogue, ce qui explique son succès auprès des différents organismes qui s’intéressent à l’environnement et l’huître.

Devenir sentinelle pour le Slow Food.

Au même titre que la vache Pie Noire, ou le chou de Lorient, l’huitre de l’Istrec, produite en pleine mer et dans le respect de son environnement avec une culture traditionnelle, est devenue sentinelle pour la fondation Slow Food, comme d’autres ostréiculteurs de l’ouest qui décident de suivre cette démarche.

L’huître de l’Istrec,  devient un témoin de la qualité des eaux  de la Ria d’Etel, d’une saveur particulière, dépendant de la salinité des eaux, des marées, des courants…Et on n’oubliera plus qu’une huître responsable ne se consomme que les mois en R, de septembre à avril. C’est la saison, profitez-en !