Label or not label, oh, la belle huître!

A Dunkerque cette année, on a eu les Quatre Saisons

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Commencer cet article alors que j’ai mal aux yeux d’avoir lu et tenté de tout comprendre du journal officiel de l’Union européenne, ne va pas être simple.

Au départ, il était une fois, on a voulu se renseigner sur le label AB (Agriculture Biologique).

Tu vois bien qu’on est tendance, on essaie de suivre la mode, puisque tout le monde fait du AB pourquoi pas nous?

En théorie, on a pas grand chose à faire de plus. En lisant un peu les textes, on pourrait faire moins, même.

On s’imagine comme toi et moi, avec ta conscience. En situation d’aller faire ses petites courses, ou bien les grandes, celles des familles nombreuses.

Tu as le choix du marché.

On va extrapoler et dire que c’est possible le samedi ou le dimanche, si tu es en activité, ou bien une fois par semaine dans ton AMAP, ou ton producteur préféré.

Avant la foule, le calme et les lumières qui brillent.

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Si tu es réaliste, tu n’as pas le temps matériel de faire plus de deux fois la semaine, des courses alimentaires.

Si, en plus, tes fournisseurs sont éparpillés, avec un peu de chance dans la même commune, mais on sait bien que souvent ça n’est pas le cas, tu vas te diriger vers une épicerie bio, au mieux, au grand super marché, au pire.

Moi, je vais au supermarché, je t’avoue, j’ai 4 enfants, un job un peu chronophage, et franchement, quand j’ai le temps de faire le marché c’est en vacances, même s’il m’arrive d’aller chercher un panier de légumes et d’autres bonnes choses chez mon maraîcher pas trop loin, parfois, quand je n’ai pas raté le jour ou l’heure.

Alors, comme je suis une mère de famille aimante, qui culpabilise de ne pas passer deux heures par jour à mitonner, je rentabilise mes choix.

Enfin j’essaie.

Ma bonne conscience, elle passe par le label AB ou autre IGP AOC etc… Les trois ensemble pourquoi pas.

Le choix n’est pas simple, entre une bonne huître et une bonne huître.

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Bon, ok, j’ai l’oeil qui frise quand j’embarque les bananes du Brésil, et l’ananas du Costa Rica. Genre, ouais mais le coût carbone quand même…

Mère aimante mais pas parfaite.

Ce matin, je suis allée faire le plein, et bing pour le coût des céréales. Parce que les enfants adorent les céréales, et que je ne sais pas si je suis assez réveillée le matin pour beurrer leurs mille tartines. Et que, on dit à la télé que les céréales pas bio, c’est pas bien.

Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit à la télé, mais je suis particulièrement influençable quand il s’agit de nourriture, ce qui fait grandir, tenir debout, et au fond, prévient des maladies.

Exit les céréales pas bio. Ça tombe bien pour le budget que j’arrête de fumer.

Bref, tout ça pour dire, qu’on se dit qu’un petit label AB sur nos huîtres, ça ferait joli.

Ça donnerait bonne conscience à celui qui hésite entre deux maux.

Ça évite même de réfléchir, puisqu’on a réfléchi pour toi.

Sauf que.

J’ai un gros défaut.

Je suis incapable de donner mon avis sur un sujet dont je ne connais pas les tenants et aboutissants. D’où ce blog d’ailleurs tiens. Fallait d’abord que j’essaie d’être ostréicultrice avant d’en parler.

Alors j’ai cherché sur le net, demandé au Comité Régional de la Conchyliculture quoiquestce, et j’en ai une conclusion toute réfléchie :

Le label AB pour les huîtres, c’est le bazar.

Et le bazar c’est Dunkerque et sans bazar, ce serait triste. Dunkerque n’est pas triste.

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On a pas le droit de ça, mais un peu quand même, et on doit faire ça, mais dans un cas exceptionnel, on peut ne pas… etc… etc…

Je n’arrive pas à avoir de chiffre exact, par exemple, combien de poches à l’hectare?

On est très largement en dessous de la préconisation du schéma des structures, mais j’eusse aimé lire quelque chose en ce sens dans le JO.

Et puis, il y a cette petite phrase qui me dérange :

« Dans le cas de l’huître creuse, crassostrea gigas, la préférence est accordée aux stocks élevés de façon sélective afin de réduire la reproduction dans la nature ». C’est à dire, puisqu’il y a sélection, qu’on parle des huîtres fabriquées et nées en écloseries!

Oups.

et ceux qui nous accompagnent, courageux! Il en manque trois. Devine.

Alors voilà, en attendant que ça change, si ça change, nous n’aurons pas le label AB sur nos paniers.

Comment pourrait-on, en effet, préférer se fournir en huître d’écloseries quand on est nous?

Pour que tu t’amuses à ton tour, cher lecteur, je te mets le lien vers mes sources :

ICI (page 9) et puis LA ou encore PAR LA

Ceci dit, pour ne pas que tu penses que nous ne sommes affiliés à rien, nos valeurs s’affichent dans deux réseaux qui nous tiennent à coeur.

Ostréiculteurs Traditionnels et Slow Food.

Les « OT » comme on dit, sont 90, c’est peu. Néanmoins, ils permettent de se poser les bonnes questions et oeuvrent au sénat par exemple, avec Joël Labbé pour la mise en place d’un étiquetage des huîtres et différencier celles d’écloseries de celles nées en mer. Juste pour informer le consommateur.

Slow Food, c’est mondial, mais encore peu connu en France. Nous avons la chance d’être allés deux fois au salon de Terra madre, même si nous n’avons pu le faire cette année. Faire partie de l’Arche du goût et entrer dans le projet de l’Alliance des chefs, c’est croire que l’espèce humaine n’a pas tout perdu de son bon sens, et finira par marcher sur ses deux pieds.

Nous, on va courir maintenant, la saison est bien commencée et nous nous préparons pour la Belgique en fin de semaine, Nieuwpoort où nous devenons des Oesterbeurs!!

A bientôt !

Rendez vous à Nieuwpoort à partir de vendredi 21 sous la criée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ostréicultrice!

Tu as la quarantaine, tu n’as presque jamais rien fait de tes dix doigts, enfin rien qui soit rémunérateur, tu reconnais la proue de la poupe et le bâbord de tribord, mais, tu n’as jamais mangé d’huîtres, tu imagines tout et surtout n’importe quoi sur ces petites bêtes, mais, pour une raison chère à ton coeur, tu te jettes les deux pieds dans la vase et la tête dans l’eau froide.

Ostréicultrice, tu deviendras!

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La raison première est ton besoin de comprendre comment ça marche. Un peu comme la magie de faire du pain, ou de voir pousser une fleur, ou voler un papillon.

Ça commence comme ça, cet entrain qui te pousse, cette folie douce parfois brutale, cet excès des tempéraments, des émotions, des sensations, le ressenti brut d’être toi-même dans un milieu inconnu, qui donc, par ignorance, peut faire peur ou paraître hostile.

Un peu de bla bla pour commencer, ça fait longtemps hein?

Bref, depuis mai, je suis entrée dans le club officiel et un peu « clos » des ostréiculteurs.

J’ai le droit d’exploiter des parcs.

Dans le temps, l’ancien, le très très lointain, sans doute qu’un quidam passant à la côte pouvait, par amour, inconscience ou folie, se faire séduire et devenir ostréiculteur.

Maintenant, ce n’est plus le cas. N’importe qui peut s’attacher à exercer ce métier, mais les règles à suivre sont strictes et réglementées. Il y a des étapes à franchir, peu importe par quel bout tu les attaque.

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À mon très grand âge, j’ai eu la chance de bénéficier de formations (payantes, mais si ton patron cotise à un organisme de formation elles peuvent être tout ou partie remboursées) dans un lycée qui les propose, pas loin de chez moi en plus, à Etel : le Lycée maritime et aquacole.

À chacune des formations que j’ai suivies, il y avait des candidats de tout l’Ouest. Certains ont trouvé à louer, d’autres préféraient faire jusqu’à une heure de route pour venir en cours…

Quand j’ai commencé à travailler dans l’entreprise en tant que salariée, s’est posé le choix du régime social.

Tout le monde peut s’inscrire à la MSA (Mutuelle Sociale Agricole) sur simple visite médicale.

Mais le régime encore plus intéressant est celui de la marine, l’ENIM (Etablissement National des Invalides de la Marine), à la fois pour le patron (cotisations forfaitaires) et pour le salarié (meilleure retraite à ce jour).

Seulement voilà, pour y entrer, il faut déjà passer des « diplômes » à savoir le « marin ouvrier ».  (16 heures pour le niveau 1, 27 pour le niveau 2).

Là, tu deviens matelot. Mais tu n’es pas obligé de porter le pompon, juste la VFI!

Ça, je l’ai passé en 2013.

Devenir marin, comme mes grands pères et arrière grands pères, presque sans faire exprès!

C’est pas pour autant que tu te sens légitime. Un peu comme quand tu viens d’obtenir ton permis, ça ne veut pas dire que tu sais conduire. Tu connais le code de la route, soit, mais si tu ne pratiques pas, tu oublies! Et les manoeuvres délicates, restent des manoeuvres délicates!

Sachant qu’en mer, il faut toujours savoir se dépatouiller, le milieu est particulièrement aléatoire…

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Une fois que tu as obtenu le marin ouvrier niveau deux, en plus d’avoir le droit d’être à l’Enim, ça veut aussi dire que tu peux conduire un navire de jour, de moins de 24 mètres (23 c’est déjà pas mal), sous la direction du chef d’exploitation (tu as le patron à bord, quoi).

Forte de cette expérience, et dans la bonne ambiance des formations « adultes » (des fois, tu te poses quand même la question), en 2014, j’ai tenté le « Patron 1 », ce qui est un morceau un peu plus ardu, surtout quand il faut apprendre les calculs de marée (et que tu hais tous les calculs) et les problèmes de carte marines (mais là, c’est assez sympa). Bon, tu en as pour 116 heures. Faut pas que ça tombe en décembre.

Tu apprends donc à faire le point, et ce qu’est, entre autre, un arbre à cames. Tu dois savoir réagir en cas d’incident ou accident (rédiger un rapport) et, comme tu sais déjà sauver un homme à la mer et accoster, c’est tout simple (gniark gniark).

J’ai eu des profs très sympas, qui ont su rendre digeste le plus indigeste. Ce sont souvent d’anciens professionnels de la mer qui t’enseignent leur métier, ce qui permet de raconter pas mal d’anecdotes qui rendent le cours vivant. Et puis, je te dis, l’ambiance…

OCEAN COQUELICOTS

En 2015, je ne me sentais plus d’apprendre quoique ce soit. Cette année a été compliquée pour moi, et je n’avais plus envie de mouliner mes neurones.

Alors, j’ai attendu 2016, pour, enfin, passer LA formation qui donne accès aux concessions, qu’on appelle ainsi, car si tu me lis depuis un temps tu le sais, les parcs que nous exploitons sont à l’Etat. Ils font partie du DPM (Domaine Public Maritime) et sont soumis à des règles dont celle ci : la formation Cultures Marines de 280 heures dont 70 en entreprise.

Alors là, mon coco, tu fais de la biologie et encore de la biologie mais aussi, miam, de la comptabilité!

Tout, tu sauras tout sur l’anatomie des huîtres, des moules, des coques, des palourdes, tu mangeras même des algues (les algues c’est vraiment un domaine ultra très très complexe), tu connaitras toutes les maladies qui atteignent nos petits poissons…

Et le plancton! Ah, le plancton! un sujet intarissable avec un vocabulaire qui te fais enfin croire que tu sais parler latin, skeletonema costatum, noctiluca, dinoflagellées, chrysophycées…

Ou bien, tu sauras tout sur le biotope, la biocénose, ce que veut dire pélagique, benthique, zostère, slikke! Tu marches dans la slikke, le sais tu?

Notre prof avait une patience incroyable, parce que franchement, parfois, on était dissipés, largués!

Tu sauras tout et encore plus, sur un bilan, un compte de résultat, tout un tas de notions qui te font bénir le comptable de l’entreprise parce que tu peux compter sur lui pour le faire à ta place !! (ça c’est juste pour moi, hein, toujours avec ces problèmes de chiffritude)

J’ai vu battre le coeur d’une huître, si, et je l’ai même refais devant des primaires ébahis plus tard…

On a vu une huître filtrer le colorant alimentaire :

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J’ai, aussi, mangé à la cantine :

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Mais on s’est baladés plus d’une fois

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Un ensemble de choses, qui somme toutes, ont rendu la contrainte agréable ou presque.

Pour résumer (enfin) devenir ostréiculteur quand tu n’es pas né dedans, c’est possible, même si tu ne t’appelles pas Obélix!

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Une crise agricole, faire un choix? 

Depuis quelques temps, nous avons pris une autre route. Nous sommes presque « spectateurs » de l’actualité : la crise agricole.

Crise : du grec « krisis » qui signifie « trier » comme séparer le bon grain de l’ivraie. Soit, faire un choix, prendre une décision. 

Nous avons pris notre décision, nous ne sommes pas en « crise ». 

Néanmoins, nous y réfléchissons souvent, tant les parallèles avec la crise ostréicole sont forts.

Notre système de production et de commercialisation, bon an mal an, tient la route. C’est un fait. Par cela, nous entendons que nous parvenons à vivre de notre travail, à tâtons parfois, mais sans excès d’aucune sorte.

Ainsi, nous avons envie de réagir à ce qui se passe ici en Bretagne et partout en France.

L’histoire se répète, encore et encore. Les leçons du passé tombent, hélas, dans l’oubli.

Lundi 15 février, une nouvelle manifestation d’agriculteurs de la FDSEA s’organise. Des ostréiculteurs solidaires, se joignent à eux dans leurs revendications sur les prix. Ils demandent simplement, une rémunération de leur travail, qui leur permette de survivre, voire de vivre. Ils manifestent accessoirement sur l’excès des réglementations qui les empêchent de produire plus (trop).

Nous assistons aux mêmes causes ayant les mêmes conséquences :  la surproduction entraîne des problèmes sanitaires qui sont traités par l’industrie chimique* pour conduire à produire plus (« un producteur pur, veut toujours produire plus »), alors qu’il n’y a pas de marchés.

D’où une baisse des prix et une augmentation des coûts de production.

Pourquoi est-ce si difficile de comprendre que la seule solution est de respecter la nature ?(elle réagit immédiatement aux surdensités comme à la surproduction, avec l’apparition de nouvelles maladies).

Respecter la nature c’est : diminuer la production (donc réduire les risques sanitaires) , ce qui, mécaniquement, diminuera les surcoûts de production, avec pour conséquence, la remontée des prix à un niveau raisonnable et acceptable.

Nous ne pouvons pas être solidaires de cette politique productiviste (travailler plus pour gagner moins?)

Les producteurs ont pourtant du pouvoir : ils peuvent influer sur le marché par une politique de réduction de la production. L’industrie agro alimentaire  devra alors réagir rapidement, pour ne pas perdre la rentabilité, donc des dividendes pour les actionnaires.

Il nous arrive de rêver que des agriculteurs, qui de toute façon n’ont plus rien à perdre, stoppent leur production mettons, un mois durant : les conséquences? ils se détachent des lobbies agro alimentaires qui les tiennent à la gorge, en étant à la fois les fournisseurs, les banquiers et les clients. Ils retrouvent une certaine forme d’indépendance et de libre choix, et inversent le rapport de force.

Question (juste pour continuer le raisonnement) : si une majorité d’agriculteurs  dépose le bilan que se passe t-il?

*INRA et Ifremer 

  

Mais OU (avec accent) donc trouver nos huîtres?

Cette année est vraiment bizarre, j’ai dit bizarre, quoi que ce métier soit un métier si spécial qu’au néophyte il paraît très bizarre. Rien d’étrange donc :

Nous avons quantité d’appels pour savoir où trouver nos huîtres!

J’ai quelques réponses possibles de la plus simple à la plus… moins simple mais faisable quand même.

D’abord, tu as de la chance et tu habites en Bretagne. Si, tu as cette chance. Alors, viens donc nous voir au chantier, impromptuement, mais sur les horaires d’ouverture s’il te plaît (9-12/ 13-17). Appelle avant, si ta commande est si monstrueuse qu’elle nécessite 4 personnes pour la préparer.

Ensuite, tu as encore de la chance, mais du coup, t’es loin, tu habites Paris.

Alors, plusieurs lieux proposent nos huîtres, tu le sais déjà, pour l’un avec Poiscaille, ceussent par qui tu cliques, tu cliques et tu cliques sur poiscaille.fr avant d’aller chercher ta commande sur l’un de leur point de vente. Je ne connais point la capitale plus que ça, alors je ne peux pas te dire exactement où.

Un nouvel endroit s’est tout récemment créé à Paris, mais je pourrai t’en dire plus dans les quelques jours qui viennent, avec Foued Kaidouchi, EE. (Expert Ecailler).

Comme décidément tu es très chanceux, mais ni Breton, ni Parisien, tu peux en trouver dans des boutiques biocoop, mais hélas, tu as un peu moins de chance, je n’ai pas les adresses exactes, car nous livrons les plateformes… une demande est en cours pour obtenir cette liste secrète.

Enfin, c’est le jackpot, je mets tout en oeuvre pour te livrer directement chez toi. Mais, comme ça me demande de passer par les transporteurs et que je ne veux pas te faire payer des millions, je propose sur la page FB de l’entreprise de passer commande à partir de 50 kg.

C’est pas si énorme 50Kg, si tu imagines qu’une douzaine de 3 c’est 1 kg. Evidemment, si tu es tout(e) seul(e) à les manger…

Eh bien même si tu es tout toute seul(e), c’est encore possible!

Je te fais cadeau de la TVA sur le coût du transport… et tu peux avoir des huîtres, en fonction d’où tu habites (à mille mile de toute Bretagne habitée), comprises entre 7 et 10 € la douzaine.

Il te reste à prendre en compte le délai qui reste pour passer commande : le 17 décembre denier carat, et encore je prends un petit risque (il faudra que je ne sois pas fatiguée mais concentrée et que je n’oublie aucun papier).

Pour le règlement,j’attends de toi un virement sur le compte de l’entreprise, si tu veux bien.

Voilà.

Qu’en dis tu?

En bonus, il me reste quelques exemplaire du livre qui fait parler « L’huître en questions » de Catherine Flohic des Editions Argol. Un travail de longue haleine sous forme de portraits de tous les acteurs de la filière ostréicole. Bien sûr, on y est, mais même sans ça, je t’en aurais parlé car c’est très bien fait et intéressant. Je peux le joindre à ta commande d’huîtres sans supplément de transport, pour son prix librairie 29.9€.

Sinon, tu peux aussi t’offrir ou offrir ce livre à Noël sur le site des éditions Argol.

LHUITRE EN QUESTIONS

 

 

 

 

L’actualité de l’entreprise

Bonjour tout le monde!

Une amie me faisait remarquer avec raison, que la page d’actualité n’était pas vraiment à jour.

Tout à fait exact.

Alors, cette page d’actualité, il faut imaginer que c’est celle de la page FB, réseau social pas raisonné mais immédiat et assez vivant en cette saison.

Je ne vous lance pas d’invitation, mais je vous incite avec un grand sourire à vous y rendre de temps à autre, voir ce qui s’y passe. ICI.

J’y met quelques photos et parfois même des vidéos quand ça en vaut la peine, comme celle de la Foire aux Huîtres de Dunkerque, la Trentième cette année, où nous avons vendu jusqu’à la dernière huître, tant l’affluence a été au rendez-vous. Neuf tonnes, c’est pas rien.

Dunkerque, c’est presque inexplicable avec des mots. Il faut y être allé au moins une fois, pour sentir l’ambiance et comprendre l’esprit de fête du Nord, qui s’exprime de belle façon à cette foire. Les Dunkerquois disent même que la Foire aux huîtres fait partie de la tradition, comme le carnaval, même si elle n’a « que » trente ans.

Aujourd’hui, nous nous préparons pour la prochaine foire, qui a lieu en Belgique chez nos amis Flamands, à Nieuwpoort. Je sais l’écrire à force.

Nous quittons la Bretagne jeudi 22, pour être sur place vendredi matin.

Comme à Dunkerque, ça se passe au bord de l’eau, mais dans une station balnéaire qui veut devenir le premier port de plaisance européen, peut-être l’est-il déjà.

En novembre c’est à Marcq en Baroeul que nous nous ferons une place à l’hippodrome, point de mer mais des chevaux!

En attendant de vous rencontrer!

Avec juste un nuage de lait, s’il vous plait!

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ceci est une huître laiteuse

l’ours hiberne en hiver, l’ostreiculteur hiberne en été ! ( il éterne?).

Nous reprenons des forces, nous compilons assez de lumière et de soleil, de vitamines et de sommeil, pour nous remettre de la saison passée et nous préparer à la prochaine.  Et puis, l’huître a un rythme de vie auquel nous sommes tenus de nous adapter. Ainsi, alors qu’elle se prépare à la reproduction, nous la laissons tranquille juste ce qu’il faut, pour ne pas l’épuiser. Son énergie n’est plus concentrée sur sa croissance, mais sur l’appel de la nature qui dit, alors que les températures remontent, qu’il va être temps de produire les gamètes… Nous avons tourné toutes les poches déjà une fois, pour éviter que la végétation luxuriante du printemps, en mer comme dans les jardins, n’empêche l’eau de filer entre les mailles des poches. Un peu de soleil pour faire dessécher les belles mousses, un peu d’eau pour étouffer les algues de couleurs verte, ces filaments doux et longs, comme des cheveux.  Et Jean noël est présentement en train de tourner celles du naissain que nous avons été chercher en Charente, un naissain capté naturellement dans une zone où le captage se fait en quantité, ce qui n’est pas le cas ici. Ici, on sait mieux faire grandir les huîtres.  Je suis privée de marée le temps de remettre en état un bras récalcitrant, et ça me manque.

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Les nuages de lait en duel avec les nuages du ciel

En attendant, je tourne autour du bassin, pour regarder, surveiller, les huîtres qui ont été levées cette semaine. Nous attendons la délaitance des huîtres. Ce moment où elles larguent dans l’eau leurs gamètes, pour que la reproduction se fasse. L’huître peut être mâle ou femelle d’une année sur l’autre (l’huître plate est encore plus performante puisqu’elle peut être mâle ou femelle le même été!)  Si nous surveillons ce moment, c’est parce qu’une fois que la laitance se retrouve dans l’eau du bassin, il n’est pas question qu’elle y reste: quand l’huître voudra se nourrir, elle s’étouffera avec la laitance.  Ainsi, une fois que nous avons constaté le phénomène mentionné, il faut jouer juste; etre certain d’avoir attendu assez pour que toutes les huîtres aient délaité, mais ne pas attendre trop longtemps non plus, pour éviter qu’elles s’en nourrissent!

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La photo n’est pas floue, c’est la laitance qui artiste !

Alors, il faut remettre les huîtres en plein courant ( dans le bassin bien sur il n’y a pas de courant, sauf quand la mer le recouvre, et cela dépend des coefficients!) pour que toute la laitance s’éparpille, et que les huîtres se nettoient avant de se refaire une santé.

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Jean Noël va d’abord déplacer les mannes pour que toutes les huîtres délaitent

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Nous sommes fin juillet, (voire début août, le temps que je termine avec les photos) les températures ont remonté (enfin!), le phénomène va de plus en plus se généraliser, et les huîtres finiront bien par délaiter sur parc. Pour l’instant, c’est l’action de les mettre dans le bassin et donc de changer de température d’eau qui les aide à larguer la laitance. Mais c’est hasardeux et imprévisible, c’est même une petite prise de risque si on rate le moment de la délaitance.

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Une fois ce moment passé, les huîtres sont un peu moins charnues. Néanmoins, leur goût reste celui de leur terroir, toujours fonction de la météo, du plancton et des sols sur lesquelles elles sont élevées.

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Et la mer devient blanche

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ceci est une huître non laiteuse

N’hésitez pas à demander à votre producteur si ses huîtres ont délaité!

(S’il te répond qu’elles ne sont jamais laiteuses… c’est une triploïde!)

Thalassa, l’émission de la mer qui parle de la Ria d’Etel…

nous avons découverts, hier soir, le reportage sur les Perles du Morbihan… 

Yannick Charles était venu avec son cameraman Sébastien, l’année dernière, tourner des images chez nous et ailleurs. Je sais que beaucoup de choses ont été coupées au grand regret de Yannick, mais ce qui reste est superbe. De magnifiques images aériennes, impressionnantes aux abords de l’embouchure de la Ria, et très drôles aussi parfois quand on vit ici et qu’on sait les petites histoires… 

Ne pas rater non plus les autres reportages, sur Groix entre autres, très chouette aussi. 

J’ai appris plein de choses et j’en ai pris plein les yeux! 

A vous! 

http://m.pluzz.francetv.fr/videos/thalassa.html#xtref=https://www.google.fr/

Huîtres nées et élevées en mer

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