Archives pour la catégorie c’est un mode de vie

2014

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Nous y voilà.
Les débuts d’année commencent souvent par de bonnes résolutions et parfois des bilans de l’année passée…
Je tiens donc d’abord à vous remercier de la fidélité croissante que vous avez sur ce blog, dont le nombre de lecteurs est devenu bien supérieur à ce que nous attendions, s’il fallait en attendre quelque chose.
L’équipage se joint à Jean-Noël et moi pour vous souhaiter une année 2014 pleine, pleine de vie, d’envies, et de joies à partager quotidiennement avec vos proches. Nous vous souhaitons des rencontres au moins aussi enrichissantes que celles que nous pouvons faire lors de nos pérégrinations et avec vous, au chantier ou ailleurs.
Nous aimons partager ce que nous vivons dans cette entreprise, avec les êtres vivants que sont les huîtres, dans les éléments que la nature nous offre, nature qui a bien commencé 2014, en remettant comme d’habitude les pendules à l’heure !
Ici une vidéo de l’eau qui a monté dans le chantier

Dès le début de janvier, nous avons essuyés assez de coups de vent et de grandes marées, pour ne pas encore avoir vu, depuis dix jours, le moindre affleurement de tables.
Aucun dégât au chantier qui a été, comme souvent ailleurs, sous les eaux.
Nous verrons plus tard sur les parcs, si les poches sont restées bien accrochées, si les huîtres au
sol ne se sont pas précipitées dans les bras les unes des autres, formant des épaisseurs de cailloux qu’il faudrait alors disperser.

Le 2 février nous décollons pour le Sénégal, pour une trop petite semaine chez nos amis apprentis ostréiculteurs, trices plutôt.
Retrouver le Sine Saloum et un peu de soleil, voilà qui devrait nous remettre d’attaque après cette saison somme toute assez épuisante, il faut bien le dire.
J’espère revenir avec beaucoup de photos.

Et puis nous allons reprendre le travail de production qui avait été un peu mis de côté pendant les semaines qui précèdent Noël pour les expéditions.
Dès que la marée aura bien voulu descendre, nous allons nous occuper des tubes, ces huîtres dont je vous ai parlé il y’a peu, et que nous allons décoller pour mettre en poche afin qu’elles finissent leur croissance.
Enfin, continuer de nettoyer les parcs, l’entretien courant qui permet d’offrir de bonnes conditions de vie à nos petites bêtes.
Et veiller sur les « petites de roche » mises en poche au fur et à mesure que nous les avons reçues, pour les ventes des deux prochaines années.

En attendant ce beau programme que je ferai suivre autant que faire se peut, l’émission « Envoyé Spécial, la suite » sera diffusée demain à 13:50 sur France 2. Vous devriez y voir Jean-Noël…

Meurtres en série chez les huitres – 11:01:2014 – News et vidéos en replay – Envoyé spécial la suite

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La télé à la maison : Envoyé Spécial, France 2.

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Hier, une journée bizarre.
Jean-Noël et Benoit Le Joubioux, Ostréiculteur Traditionnel, ont du passer deux ou trois fois la porte d’entrée, pour que « ça colle » avec les plans de coupe. Ouais.
On avait « Envoyé Spécial » au chantier, à la marée et à la maison toute la journée.
Quand tu sais que ça ne fera que 3 ou 4 minutes au final, c’est un rapport temps/qualité qui se doit d’être réfléchi.
Le reportage, qui parlera de plusieurs ostréiculteurs, un état des lieux de la profession 4 ans après un premier reportage qui avait été fait, sera diffusé vers la mi-janvier.
En attendant, préparation du stock d’emballage pour les fêtes (plus de 3000 paniers vont être emballés entre maintenant et le 31 décembre.), et du café parce que c’est l’heure.

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Eurogusto, nous y serons aussi!

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Entre deux marées il s’en passe des choses.

Slow Food France nous a contacté une nouvelle fois, pour demander à Jean-Noël s’il voulait bien participer à une conférence « Slow Fish » : un Atelier de la Terre sur le thème de la pêche et de la campagne Slow Fish, avec Pierre Mollo que Jean-Noël connaît bien, Elisabeth Tempier, et Michèle Mesmain. On y parlerait de surcapacité, de co-gestion, de privatisation et de l’impact de la terre sur la mer…

Si ça vous tente et si vous êtes dans les environs de Tours le 23 novembre à 18 heures, c’est là qu’on pourrait se voir!

The programme :

Com Euro Gusto oct 2013

Et en bonus, une photo montage (merci pour les photos Dominique Deguines) de la foire aux huîtres de Nieuwpoort

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Niewpoort, la foire aux huîtres qui monte, qui monte, qui monte…

Nous revoila sur le départ, j’ai 5 minutes pour vous inviter en Belgique cette fois.

La foire se passe dans la criée, près des bateaux de pêche, et c’est un cadre bien sympa. J’avais fait des tas et des tas de photos l’an dernier, mais je n’ai point le temps de vous les poser là, de suite.

Moins importante que Dunkerque, c’est tout de même une foire qui prend de l’importance.

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Oh! j’avais les cheveux courts 🙂

Oh, je n’ai pas mis une seule photo d’huîtres …

À plus, les gens!

La foire aux huîtres de Dunkerque : l’aventure humaine

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(Photo du dimanche matin)

Nous voilà de retour en Bretagne, les yeux qui piquent de fatigue mais le moral excellent.

Nous avons été reçus comme des rois, et le week-end a été fabuleux.

Nous sommes partis à 8, dans le fourgon loué pour l’occasion. Des anciens de l’équipe et des nouveaux aussi. Le challenge était fort : réussir à ouvrir quasiment 9 tonnes d’huîtres en trois jours pour les 20 000 visiteurs gourmands attendus.

Ça faisait en moyenne 7500 huîtres à ouvrir par personne… je ne sais pas si tu peux imaginer sans le voir.

Là-bas, des écaillers nous ont rejoins, on était 14 devant les plateaux glacés pour y garder les coquillages. Dont trois femmes, ce qui a fait le buzz(clic)

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La foire aux huîtres de Dunkerque, c’est un événement énorme. Tant en surface, qu’en nombre d’huîtres et de personnel humain, ces bipèdes qui parfois, font des miracles.

Dans les écaillers qui viennent avec nous, il y a un ancien marin pêcheur aux avant-bras de la taille de ma cuisse, un ancien docker, un ancien rugbyman, un écailler professionnel au chômage, un chauffeur, une restauratrice, une chômeuse, un sauveteur en mer, enfin de quoi former un coquetel détonnant!

Mais Dunkerque c’est un monde à part, un moment unique, quelque chose qui se vit, qui laisse des traces; là-bas, on laisse à la maison les soucis les tracas et on choisi de donner son plus beau sourire, d’ouvrir l’huître du mieux possible, de sortir les meilleures blagues et de ne jamais se plaindre, parce qu’au fond, on est tous pareils, humains.

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Près à ouvrir à 8h30, on forme les piles d’assiettes jusqu’à 22, 23 heures.

Les piles d’assiettes qui nous sont apportées propres par des dames qui ne rechignent pas non plus à la plonge, des bénévoles pour qui ce week-end permet d’oublier la misère, l’aide alimentaire etc…

Il ya des gens chargés du service, de débarrasser les assiettes, les bouteilles, les coquilles vides. Il y a ceux qui font la fermeture et nettoient tout derrière. Je ne sais pas combien de personnes, les petites mains indispensables, interviennent sur la foire, mais un grand merci à elles, qui nous permettent de travailler dans de bonnes conditions, et aux visiteurs de s’installer confortablement pour déguster les huîtres. (D’ailleurs, il n’y a pas que des huîtres, il y a aussi du foie gras de la maison Janin) (et des huîtres chaudes).

Et puis les membres de la Bouée Bleue… Je ne sais pas combien ils sont, je ne sais pas compter au-delà de 12 quand j’ouvre des huîtres. Non, ils sont nombreux et extrêmement motivés. Ceux qui sont en activité, vont jusqu’à poser des jours de congés pour s’occuper de cette foire. J’ai appris le mot Zotche avec Pierre-Yves et le nouveau sens du mot casse-croûte avec Patrick. Hem.

J’admire leur investissement et dévouement, merci à vous de l’accueil encore exceptionnel, méfiez-vous, on s’adapte vite nous les bretons 🙂

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Et merci à Lydie de m’avoir passé des photos 🙂

RENDEZ-VOUS À NIEWPOORT LES 25, 26, 27 OCTOBRE 2013

La pêche à pieds, les pieds hors des parcs!

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Les pêcheurs d’été sur la banc de sable l’an dernier

Voilà le moment venu de faire une mise au point sur la pêche à pieds.

Pourquoi?

Parce qu’il fait beau, parce que l’été tout le monde voudrait pêcher, parce que la pêche à pieds répond à des réglementations que personne n’est sensé ignorer, mais parfois…

Techniquement parlant, nous, les ostréiculteurs, on aime pas trop voir les gens s’approcher des parcs jusqu’à y marcher résolument. Nous savons que c’est par ignorance la plupart du temps, que monsieur ou madame Lambda imagine que la mer est à tout le monde.

Oui.

Mais.

Laisse t-on un marcheur sachant marcher circuler dans un champ de blé, si beau certes, quand le vent fait frissonner ses épis en douces vagues? L’agriculteur raisonnable vous regardera d’un oeil noir…

Les exploitations ostréicoles sont effectivement sur « lamerquiestàtoutlemonde » mais également sur ce qu’on appelle le Domaine Public Maritime. L’ostréiculteur n’est pas propriétaire de cet espace, il en est concessionnaire, il paye un « loyer » à l’Etat.

Bref.

Sur les parcs comme sous les palétuviers, des huîtres.

Le problème, c’est qu’on ne les « voit » pas forcément.

« Oh, je n’avais pas vu que j’étais sur un parc ». Quand c’est quelqu’un du coin qui nous dit ça, on sait qu’il est un peu de mauvaise foi. Parce que si on ne « voit » pas les huîtres, de prime abord, ces huîtres semées au sol, quand on marche dessus, il est impossible de ne pas s’en rendre compte, c’est comme un tapis de cailloux.

Il existe une technique imparable pour ne pas ignorer la présence de parcs : le balisage.

Là, en revanche, je veux bien croire qu’un étranger (extérieur à la Bretagne donc 😉 ) ne sache pas, à pleine mer, ce que signifient ces grandes perches qui strient la mer comme un code barre espacé.

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Pour nous, elles marquent l’emplacement des tables, l’endroit où le chaland peu passer sans que le moteur ne déchire les poches, elles longent le chenal.

Vous allez me dire, que les pêcheurs à pieds ne pêchent pas à pleine mer.

C’est exact Callahan, mais à basse mer on les voit tout aussi bien, ces balises. Elles sont placées aux angles des rangées de tables, si tu regardais façon vue aérienne, ce serait comme de multiples rectangles en parallèle, qui longent la côte, épousent sa forme.

Ici, dans la Ria d’Etel, deux côtes se font face avec, entre elles, le chenal. Dans le chenal, il y a toujours de l’eau, même à basse mer, on y met donc pas de parcs, et c’est la voie de navigation principale.

Les balises se présentent de différentes façon, en bambou, en bois de châtaignier, fines, épaisses, hautes, basses…

Chez nous, il y a un banc de sable (Photo du haut), endroit privilégié de pêche aux coques (rigadots) et palourdes. Le dimanche, en semaine parfois, en période de vacances toujours, un nombre impressionnant de pêcheurs se présente. C’est très rare qu’un égaré vienne sur les parcs, parce que ce banc de sable est bien connu des gens d’ici, ils savent là où ils peuvent aller. Mais il arrive très souvent que d’autres endroits en bords de côte attirent des pêcheurs peu soucieux de respecter le travail des ostréiculteurs, et qui piétinent les huîtres, si ce n’est pour les pêcher.

Ces huîtres au sol n’y sont pas venues naturellement, elles n’ont pas de jambes les huîtres et sont trop lourdes pour que le courant les pousse en quantité sur de longues distances. Donc, c’est qu’elles sont en élevage, elles seront levées comme on fauche le blé, et vendues : notre production, notre travail, notre salaire.

Comme c’est à marée basse que ces pêcheurs indélicats viennent se servir, et qu’à marée basse nous sommes là aussi, à travailler sur les parcs, nous avons la désagréable tache de prévenir que l’endroit n’est pas accessible au public.

C’est désagréable quand on doit le faire souvent.

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Ici, les petits points noir sur la vase qui entourent la poche d’eau, sont des balises. il n’y a pas de tables, mais des huîtres au sol.

La lecture d’un paysage marin n’est pas donnée à tout le monde quand on est pas habitué. Si vous me mettez en montagne, je serais perdue, plus aucun repère. Même la neige m’est étrangère.

Mais je n’aurais pas idée d’aller dans un endroit aussi éloigné de ma « culture » de mon environnement, sans prendre un minimum de précautions, de renseignements si je veux en savoir plus, de peur de faire des impairs.

Pour résumer, ces balises délimitent les parcs et la zone de pêche se fait à l’extérieur, à plus de 15 m des limites de concessions.

La plupart du temps, les endroits de pêche sont répertoriés, il faut demander à la mairie ou l’office de tourisme local pour y avoir accès, si vous n’êtes pas accompagnés d’un autochtone.

Ce site (clic) et ce document pdf » regles de pêche » expliquent mieux en détails les espèces, les tailles, la nécessité de remettre les rochers, cailloux et autres comme on les a trouvé : ils sont l’habitat d’espèces marines, à ne pas déranger…

Il existe des pêcheurs professionnels, munis d’une licence de pêche, qui peuvent commercialiser leur pêche. Nous leur achetons des huîtres de roche parfois, que nous travaillons ensuite.

Le pêcheur occasionnel n’a pas les mêmes droits.

Pour une bonne entente, pour un respect commun de notre environnement, n’hésitez pas à demander avant de faire…

Et maintenant, nous vous souhaitons de faire de bonnes pêches, surtout en cette période de grandes marées,rien de meilleur que des palourdes farcies à déguster dehors sous le soleil d’été!


ImageLà, je triche : c’est un matin d’hiver.

 

Les marées qui ne descendent pas

En Bretagne comme ailleurs, il y a des marées. Deux fois par jour, la mer descend puis remonte. Les marées bretonnes ne ressemblent en rien à celles du bassin méditerranéen, puisque l’eau peut découvrir sur plusieurs centaines de mètres en Bretagne, un marnage de 5 mètres sur la côte atlantique (hauteur d’eau entre 2 marées).

La Ria d’Etel, ou la rivière d’Etel, est un cas à part.

Parfois, ici, nous ne voyons pas la mer descendre, comme si la lune n’y pouvait rien, même lors des grandes marées.

On appelle Ria cette entrée de la mer dans les terres, comme les abers du Finistère ou les rias Espagnoles. On peut visualiser la ria comme une grande feuille de chêne crénelée, une indenture, faite de nombreuses presqu’îles, avec au premier tiers, le pont Lorois qui relie les deux rives. Spectacle formidable que de regarder sous le pont et de voir les courants se battre contre les rochers, imaginer la force des éléments.

À la base de la feuille de chêne, Etel, et sa barre.

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L’entrée de la Ria d’Etel, la base de la feuille de chêne

De nombreux touristes m’ont demandé où était la barre, si on pouvait la voir. Elle est représentée sur les cartes sous la forme d’un banc de sable. Ce qu’elle est, mais banc de sable sous-marin, qui se déplace, se gonfle et décroît au gré des vents et des courants. Ainsi, on ne peut pas la « voir », mais la deviner parfois, avec un soleil adéquat, ou au dessin des vagues qui la chevauchent.

La barre d’Etel influence considérablement les variations des marées de la Rivière d’Etel. J’emploie cette fois le mot rivière, car c’est aussi l’eau des terres qui se jette dans la mer. La ria est douce et salée, ce qui permet la production des huitres d’ailleurs, l’eau douce apportant les nutriments nécessaires à la vie en mer, la nourriture des huîtres.

Depuis deux mois environ, nous subissons une série de mauvais temps, pluies et coups de vents successifs, ce qui a une conséquence immédiate : la marée ne descend pas.

Pourquoi?

La pluie gonfle les cours d’eau qui se déversent dans la ria, le bouchon que forme la barre à l’entrée de l’entonnoir qu’est la ria, bloque son débit, ainsi que les vents qui, tant qu’ils sont d’ouest, poussent vers le fond de la ria toute cette eau qui ne s’évacue plus. Image

Les tables découvrant à l’automne

Les huîtres sont élevées au sol ou en poches, sur des tables, longues bandes qui longent la côte. Il y a les tables placées en haut et en bas. « Les tables du bas, les tables du haut ». Pour travailler les huîtres, tourner les poches, les lever (aller les chercher pour les mettre à terre), ou les poser sur les tables, il faut pouvoir au moins les voir, et donc que la marée descende. Nous travaillons depuis deux mois presque uniquement sur les tables du haut, accessibles à hauteur de cuissardes, et encore les jambes courtes font le plein d’eau de mer si on ne se méfie pas (si, si). Il nous arrive de juste pouvoir simplement lancer les poches à partir du chaland sur les tables sous l’eau, à nous d’y revenir dès que possible pour les fixer aux tables.

Les huîtres élevées au sol, elles, peuvent être draguées. Il faut là, une certaine hauteur d’eau, le treuil vrombit alors sur le chaland, le filet croche les huîtres au sol, et les remonte sur le pont où on les vide dans les containers. Ces huîtres sont ensuite affinées en bassin, après qu’on les a calibrées et mises en mannes. (Le calibrage c’est ranger par ordre de taille). C’est le travail à terre que l’on fait au tapis. Les huîtres qui ne sont pas arrivées à terme, « elles ne sont pas rendues », seront ressemées ou remises en poches sur table pour achever leur croissance.

Ainsi donc, le métier d’ostréiculteur en ria d’Etel est totalement dépendant des éléments. Chaque jour nous réserve des surprises, à nous d’adapter le travail en fonction de ce que nous dit le ciel, les changements de programmes sont quotidiens, à vrai dire on ne s’ennuie pas.