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Envoyé Spécial, la suite « Meurtres en série chez les huîtres »

http://www.france2.fr/emissions/envoye-special-la-suite/diffusions/11-01-2014_161308

Bon. L’émission est passée. En dehors du fait que Jean-Noël et Benoît Le Joubioux apparaissent moins de deux minutes, qu’avons nous pensé de ce reportage? Que peut-on en déduire?

Ce qui est dit est vrai :

  • Mortalité des petites huîtres, le naissain, depuis 2008. Autant sur les huîtres triploïdes que naturelles. Le virus OSHV1, l’herpès de l’huître sévit encore.
  • Mortalité estivale des huîtres marchandes en 2013. Estivale dit-on, donc huîtres vendues l’été, donc huîtres triploïdes, n’est-ce pas?

La mortalité des huîtres adultes est due à une bactérie, identifiée elle aussi, la vibrio aesterianus. Contre cette bactérie, ni antibiotiques, ni vaccin.

Un article du Monde cet été précisait encore que ce sont surtout les huîtres triploïdes qui sont touchées par cette bactérie. Or, depuis, on ne fait plus cette précision, sans doute pour ne pas stigmatiser plus la profession déjà durement éprouvée.

La seule solution officiellement proposée par les chercheurs et une majorité de la profession ostréicole est la création d’une huître résistante. Vous vous doutez bien que nous n’approuvons pas. Une huître résistante à UNE maladie, c’est croire qu’il n’en n’existe pas d’autres.

Dans le reportage, deux passages en écloserie, sur l’île de Ré.

Qu’est-ce qu’une écloserie? L’endroit où sont crées les huîtres triploïdes, celles à qui on a ajouté un chromosome pour les rendre stériles : ce qui permet de ne pas avoir de période de laitance l’été (la reproduction) et d’avoir une huître qui pousse (grandit) plus vite puisque son énergie est mise non pas sur la reproduction mais sur la croissance. L’ostréiculteur de Marennes-Oléron, le seul à dire clairement qu’il produit des triploïdes, le confirme : c’est plus facile, plus rapide, et moins gourmand en main d’oeuvre.

L’écloseur interrogé annonce que son entreprise est plus florissante que jamais. Bien sûr : les ostréiculteurs lui achètent en nombre des huîtres pour compenser la mortalité constatée sur les parcs, achats garantis par les indemnités dites de calamités agricoles.

Dans la mesure où les mortalités sont indemnisées, pourquoi s’inquiéter de la qualité de ce qu’on produit et de l’impact sur le milieu?

Cet écloseur ajoute encore : « les trois quart de ce que nous mangeons sont triploïde, les légumes sont triploïdes, les saumons sont triploïdes… ». Mais est-on sûrs que l’on mange bien? n’y a t’il pas également des problèmes dans l’alimentation courante, des allergies, des nouvelles maladies également? Ce n’est pas parce qu’on produit de n’importe quoi qu’on est obligé d’accepter de manger n’importe quoi! (je reste sobre dans mes termes, ce ne sont pas ceux-là qui me viennent en bouche!).

Il explique ensuite comment il sélectionne les huîtres pour en fabriquer une qui soit résistante au virus. Son taux de réussite est très bon, pour ce virus là. Mais la nature est riche de virus à déployer si on la malmène. À quand le prochain?

Néanmoins, quid des mortalités sur les huîtres marchandes, celles qui peuvent être vendues, été comme hiver?

Un chercheur explique qu’un des facteurs de la mortalité encore exceptionnelle de cet été, serait le climat. Effectivement, un printemps froid, a pu décaler le rythme de l’huître. Mais n’allez pas me dire qu’en 150 ans d’ostréiculture, il n’y a pas déjà eu de circonstances exceptionnelles au niveau du climat?

Quoi d’autre alors?

Là, nous allons chez un ostréiculteur du Golfe du Morbihan qui comme beaucoup a des parcs de captage en Charente, et des parcs de demi-élevage vers Paimpol. L’huître est une grande voyageuse.

Le stress. Voilà qui est une des cause donnée à l’herpès virus.

Ici, nos huîtres ne voyagent que pour aller chez le client, le consommateur, vous.

Si notre naissain n’est pas issu de nos parcs, car le captage en Ria n’est pas aussi bon qu’on le voudrait, il provient des pêcheurs à pieds de la région, et une petite partie d’un ostréiculteur de Port des Barques à qui nous achetons le 18 mois naturel depuis des années.

Nous évitons de cogner les huîtres, de les faire souffrir. Ça se voit tout de suite quand une huître est fatiguée.

Une biologiste en Normandie constate : « l’effet de bombe » des transferts d’un parc ou d’un bassin à un autre.

Jean-Noël et Benoit n’ont qu’une petite part dans ce reportage, ils sont une minorité parmi les ostréiculteurs, et ne travaillent pas comme la majorité. À la 22’57 minute :

  • Ne pas mélanger les triploïdes et les naturelles (diploïdes), confiner la triploïde, séparer les lots pour voir d’où vient vraiment le problème (un virus se propage contrairement à une bactérie, c’est pourquoi il n’est pas anormal que le naissain naturel soit touché par l’herpès comme la triplo)
  • La surproduction est pour nous une des causes principales des mortalités : la nature ne peut pas absorber la totalité de ce que les ostréiculteurs ont cherché à lui faire avaler. Rappelons qu’en 2008, la profession pouvait vendre 240 000 tonnes, alors que le marché n’en absorbait que 140 000. Donc, de toute façon, sans les mortalités, la profession allait quand même droit à la faillite.

Les huîtres d’écloserie ont amené cette surproduction.

Depuis 2008, Jean-Noël a changé ses méthodes de travail. Et nous en avons les effets positifs aujourd’hui.

Oserions nous dire que nous n’avons eu de mortalité estivale que « normale » chez une huître?

Oserions nous dire que jamais nos huîtres ne se sont si bien porté?

Il n’y a pas de leçons à donner, juste constater.

Nous avons beaucoup apprécié l’intervention d’Isabelle Autissier en fin de reportage, avec la sensation qu’elle valide à peu près tout notre discours.

N’hésitez pas à regarder le reportage, à nous poser des questions, à aller plus loin dans la réflexion.

Je ne sais plus qui avait dit un jour « Nous sommes ce que nous mangeons ». Un consommateur averti en vaut deux!

« Nous sommes ce que nous mangeons » Jane Goodall

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2014

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Nous y voilà.
Les débuts d’année commencent souvent par de bonnes résolutions et parfois des bilans de l’année passée…
Je tiens donc d’abord à vous remercier de la fidélité croissante que vous avez sur ce blog, dont le nombre de lecteurs est devenu bien supérieur à ce que nous attendions, s’il fallait en attendre quelque chose.
L’équipage se joint à Jean-Noël et moi pour vous souhaiter une année 2014 pleine, pleine de vie, d’envies, et de joies à partager quotidiennement avec vos proches. Nous vous souhaitons des rencontres au moins aussi enrichissantes que celles que nous pouvons faire lors de nos pérégrinations et avec vous, au chantier ou ailleurs.
Nous aimons partager ce que nous vivons dans cette entreprise, avec les êtres vivants que sont les huîtres, dans les éléments que la nature nous offre, nature qui a bien commencé 2014, en remettant comme d’habitude les pendules à l’heure !
Ici une vidéo de l’eau qui a monté dans le chantier

Dès le début de janvier, nous avons essuyés assez de coups de vent et de grandes marées, pour ne pas encore avoir vu, depuis dix jours, le moindre affleurement de tables.
Aucun dégât au chantier qui a été, comme souvent ailleurs, sous les eaux.
Nous verrons plus tard sur les parcs, si les poches sont restées bien accrochées, si les huîtres au
sol ne se sont pas précipitées dans les bras les unes des autres, formant des épaisseurs de cailloux qu’il faudrait alors disperser.

Le 2 février nous décollons pour le Sénégal, pour une trop petite semaine chez nos amis apprentis ostréiculteurs, trices plutôt.
Retrouver le Sine Saloum et un peu de soleil, voilà qui devrait nous remettre d’attaque après cette saison somme toute assez épuisante, il faut bien le dire.
J’espère revenir avec beaucoup de photos.

Et puis nous allons reprendre le travail de production qui avait été un peu mis de côté pendant les semaines qui précèdent Noël pour les expéditions.
Dès que la marée aura bien voulu descendre, nous allons nous occuper des tubes, ces huîtres dont je vous ai parlé il y’a peu, et que nous allons décoller pour mettre en poche afin qu’elles finissent leur croissance.
Enfin, continuer de nettoyer les parcs, l’entretien courant qui permet d’offrir de bonnes conditions de vie à nos petites bêtes.
Et veiller sur les « petites de roche » mises en poche au fur et à mesure que nous les avons reçues, pour les ventes des deux prochaines années.

En attendant ce beau programme que je ferai suivre autant que faire se peut, l’émission « Envoyé Spécial, la suite » sera diffusée demain à 13:50 sur France 2. Vous devriez y voir Jean-Noël…

Meurtres en série chez les huitres – 11:01:2014 – News et vidéos en replay – Envoyé spécial la suite

La télé à la maison : Envoyé Spécial, France 2.

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Hier, une journée bizarre.
Jean-Noël et Benoit Le Joubioux, Ostréiculteur Traditionnel, ont du passer deux ou trois fois la porte d’entrée, pour que « ça colle » avec les plans de coupe. Ouais.
On avait « Envoyé Spécial » au chantier, à la marée et à la maison toute la journée.
Quand tu sais que ça ne fera que 3 ou 4 minutes au final, c’est un rapport temps/qualité qui se doit d’être réfléchi.
Le reportage, qui parlera de plusieurs ostréiculteurs, un état des lieux de la profession 4 ans après un premier reportage qui avait été fait, sera diffusé vers la mi-janvier.
En attendant, préparation du stock d’emballage pour les fêtes (plus de 3000 paniers vont être emballés entre maintenant et le 31 décembre.), et du café parce que c’est l’heure.

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Eurogusto, nous y serons aussi!

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Entre deux marées il s’en passe des choses.

Slow Food France nous a contacté une nouvelle fois, pour demander à Jean-Noël s’il voulait bien participer à une conférence « Slow Fish » : un Atelier de la Terre sur le thème de la pêche et de la campagne Slow Fish, avec Pierre Mollo que Jean-Noël connaît bien, Elisabeth Tempier, et Michèle Mesmain. On y parlerait de surcapacité, de co-gestion, de privatisation et de l’impact de la terre sur la mer…

Si ça vous tente et si vous êtes dans les environs de Tours le 23 novembre à 18 heures, c’est là qu’on pourrait se voir!

The programme :

Com Euro Gusto oct 2013

Et en bonus, une photo montage (merci pour les photos Dominique Deguines) de la foire aux huîtres de Nieuwpoort

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Niewpoort, la foire aux huîtres qui monte, qui monte, qui monte…

Nous revoila sur le départ, j’ai 5 minutes pour vous inviter en Belgique cette fois.

La foire se passe dans la criée, près des bateaux de pêche, et c’est un cadre bien sympa. J’avais fait des tas et des tas de photos l’an dernier, mais je n’ai point le temps de vous les poser là, de suite.

Moins importante que Dunkerque, c’est tout de même une foire qui prend de l’importance.

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Oh! j’avais les cheveux courts 🙂

Oh, je n’ai pas mis une seule photo d’huîtres …

À plus, les gens!

La foire aux huîtres de Dunkerque : l’aventure humaine

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(Photo du dimanche matin)

Nous voilà de retour en Bretagne, les yeux qui piquent de fatigue mais le moral excellent.

Nous avons été reçus comme des rois, et le week-end a été fabuleux.

Nous sommes partis à 8, dans le fourgon loué pour l’occasion. Des anciens de l’équipe et des nouveaux aussi. Le challenge était fort : réussir à ouvrir quasiment 9 tonnes d’huîtres en trois jours pour les 20 000 visiteurs gourmands attendus.

Ça faisait en moyenne 7500 huîtres à ouvrir par personne… je ne sais pas si tu peux imaginer sans le voir.

Là-bas, des écaillers nous ont rejoins, on était 14 devant les plateaux glacés pour y garder les coquillages. Dont trois femmes, ce qui a fait le buzz(clic)

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La foire aux huîtres de Dunkerque, c’est un événement énorme. Tant en surface, qu’en nombre d’huîtres et de personnel humain, ces bipèdes qui parfois, font des miracles.

Dans les écaillers qui viennent avec nous, il y a un ancien marin pêcheur aux avant-bras de la taille de ma cuisse, un ancien docker, un ancien rugbyman, un écailler professionnel au chômage, un chauffeur, une restauratrice, une chômeuse, un sauveteur en mer, enfin de quoi former un coquetel détonnant!

Mais Dunkerque c’est un monde à part, un moment unique, quelque chose qui se vit, qui laisse des traces; là-bas, on laisse à la maison les soucis les tracas et on choisi de donner son plus beau sourire, d’ouvrir l’huître du mieux possible, de sortir les meilleures blagues et de ne jamais se plaindre, parce qu’au fond, on est tous pareils, humains.

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Près à ouvrir à 8h30, on forme les piles d’assiettes jusqu’à 22, 23 heures.

Les piles d’assiettes qui nous sont apportées propres par des dames qui ne rechignent pas non plus à la plonge, des bénévoles pour qui ce week-end permet d’oublier la misère, l’aide alimentaire etc…

Il ya des gens chargés du service, de débarrasser les assiettes, les bouteilles, les coquilles vides. Il y a ceux qui font la fermeture et nettoient tout derrière. Je ne sais pas combien de personnes, les petites mains indispensables, interviennent sur la foire, mais un grand merci à elles, qui nous permettent de travailler dans de bonnes conditions, et aux visiteurs de s’installer confortablement pour déguster les huîtres. (D’ailleurs, il n’y a pas que des huîtres, il y a aussi du foie gras de la maison Janin) (et des huîtres chaudes).

Et puis les membres de la Bouée Bleue… Je ne sais pas combien ils sont, je ne sais pas compter au-delà de 12 quand j’ouvre des huîtres. Non, ils sont nombreux et extrêmement motivés. Ceux qui sont en activité, vont jusqu’à poser des jours de congés pour s’occuper de cette foire. J’ai appris le mot Zotche avec Pierre-Yves et le nouveau sens du mot casse-croûte avec Patrick. Hem.

J’admire leur investissement et dévouement, merci à vous de l’accueil encore exceptionnel, méfiez-vous, on s’adapte vite nous les bretons 🙂

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Et merci à Lydie de m’avoir passé des photos 🙂

RENDEZ-VOUS À NIEWPOORT LES 25, 26, 27 OCTOBRE 2013

La pêche à pieds, les pieds hors des parcs!

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Les pêcheurs d’été sur la banc de sable l’an dernier

Voilà le moment venu de faire une mise au point sur la pêche à pieds.

Pourquoi?

Parce qu’il fait beau, parce que l’été tout le monde voudrait pêcher, parce que la pêche à pieds répond à des réglementations que personne n’est sensé ignorer, mais parfois…

Techniquement parlant, nous, les ostréiculteurs, on aime pas trop voir les gens s’approcher des parcs jusqu’à y marcher résolument. Nous savons que c’est par ignorance la plupart du temps, que monsieur ou madame Lambda imagine que la mer est à tout le monde.

Oui.

Mais.

Laisse t-on un marcheur sachant marcher circuler dans un champ de blé, si beau certes, quand le vent fait frissonner ses épis en douces vagues? L’agriculteur raisonnable vous regardera d’un oeil noir…

Les exploitations ostréicoles sont effectivement sur « lamerquiestàtoutlemonde » mais également sur ce qu’on appelle le Domaine Public Maritime. L’ostréiculteur n’est pas propriétaire de cet espace, il en est concessionnaire, il paye un « loyer » à l’Etat.

Bref.

Sur les parcs comme sous les palétuviers, des huîtres.

Le problème, c’est qu’on ne les « voit » pas forcément.

« Oh, je n’avais pas vu que j’étais sur un parc ». Quand c’est quelqu’un du coin qui nous dit ça, on sait qu’il est un peu de mauvaise foi. Parce que si on ne « voit » pas les huîtres, de prime abord, ces huîtres semées au sol, quand on marche dessus, il est impossible de ne pas s’en rendre compte, c’est comme un tapis de cailloux.

Il existe une technique imparable pour ne pas ignorer la présence de parcs : le balisage.

Là, en revanche, je veux bien croire qu’un étranger (extérieur à la Bretagne donc 😉 ) ne sache pas, à pleine mer, ce que signifient ces grandes perches qui strient la mer comme un code barre espacé.

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Pour nous, elles marquent l’emplacement des tables, l’endroit où le chaland peu passer sans que le moteur ne déchire les poches, elles longent le chenal.

Vous allez me dire, que les pêcheurs à pieds ne pêchent pas à pleine mer.

C’est exact Callahan, mais à basse mer on les voit tout aussi bien, ces balises. Elles sont placées aux angles des rangées de tables, si tu regardais façon vue aérienne, ce serait comme de multiples rectangles en parallèle, qui longent la côte, épousent sa forme.

Ici, dans la Ria d’Etel, deux côtes se font face avec, entre elles, le chenal. Dans le chenal, il y a toujours de l’eau, même à basse mer, on y met donc pas de parcs, et c’est la voie de navigation principale.

Les balises se présentent de différentes façon, en bambou, en bois de châtaignier, fines, épaisses, hautes, basses…

Chez nous, il y a un banc de sable (Photo du haut), endroit privilégié de pêche aux coques (rigadots) et palourdes. Le dimanche, en semaine parfois, en période de vacances toujours, un nombre impressionnant de pêcheurs se présente. C’est très rare qu’un égaré vienne sur les parcs, parce que ce banc de sable est bien connu des gens d’ici, ils savent là où ils peuvent aller. Mais il arrive très souvent que d’autres endroits en bords de côte attirent des pêcheurs peu soucieux de respecter le travail des ostréiculteurs, et qui piétinent les huîtres, si ce n’est pour les pêcher.

Ces huîtres au sol n’y sont pas venues naturellement, elles n’ont pas de jambes les huîtres et sont trop lourdes pour que le courant les pousse en quantité sur de longues distances. Donc, c’est qu’elles sont en élevage, elles seront levées comme on fauche le blé, et vendues : notre production, notre travail, notre salaire.

Comme c’est à marée basse que ces pêcheurs indélicats viennent se servir, et qu’à marée basse nous sommes là aussi, à travailler sur les parcs, nous avons la désagréable tache de prévenir que l’endroit n’est pas accessible au public.

C’est désagréable quand on doit le faire souvent.

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Ici, les petits points noir sur la vase qui entourent la poche d’eau, sont des balises. il n’y a pas de tables, mais des huîtres au sol.

La lecture d’un paysage marin n’est pas donnée à tout le monde quand on est pas habitué. Si vous me mettez en montagne, je serais perdue, plus aucun repère. Même la neige m’est étrangère.

Mais je n’aurais pas idée d’aller dans un endroit aussi éloigné de ma « culture » de mon environnement, sans prendre un minimum de précautions, de renseignements si je veux en savoir plus, de peur de faire des impairs.

Pour résumer, ces balises délimitent les parcs et la zone de pêche se fait à l’extérieur, à plus de 15 m des limites de concessions.

La plupart du temps, les endroits de pêche sont répertoriés, il faut demander à la mairie ou l’office de tourisme local pour y avoir accès, si vous n’êtes pas accompagnés d’un autochtone.

Ce site (clic) et ce document pdf » regles de pêche » expliquent mieux en détails les espèces, les tailles, la nécessité de remettre les rochers, cailloux et autres comme on les a trouvé : ils sont l’habitat d’espèces marines, à ne pas déranger…

Il existe des pêcheurs professionnels, munis d’une licence de pêche, qui peuvent commercialiser leur pêche. Nous leur achetons des huîtres de roche parfois, que nous travaillons ensuite.

Le pêcheur occasionnel n’a pas les mêmes droits.

Pour une bonne entente, pour un respect commun de notre environnement, n’hésitez pas à demander avant de faire…

Et maintenant, nous vous souhaitons de faire de bonnes pêches, surtout en cette période de grandes marées,rien de meilleur que des palourdes farcies à déguster dehors sous le soleil d’été!


ImageLà, je triche : c’est un matin d’hiver.