Le monde dans une goutte d’eau


Petite mer de Gâvres, un jour de février

Les vacances pédagogiques. Ce n’est pas tous les jours que je propose aux enfants de participer à une animation autour d’un sujet scientifique. Il se trouve que mon fils, en troisième a été particulièrement intéressé par son stage de découverte de 3 jours qu’il a effectué à l‘Observatoire du Plancton au Port-Louis, commune sise en Bretagne Sud, n’est-ce pas, connue pour sa citadelle et son musée de la Compagnie des Indes.

Ce n’est pas tous les jours non plus qu’on a la chance de rencontrer des gens aussi passionnants que passionnés comme Pierre Mollo, le fondateur du dit Observatoire.

Surtout qu’il est très occupé le monsieur, dans le monde entier, du Japon à l’Afrique ou l’inverse, tant le plancton est un sujet que l’on se doit de ne plus ignorer. Ambassadeur de la population microscopique marine, autodidacte, enseignant chercheur, de fait, il se dévoue totalement au plancton. Il partage ses connaissances librementou ici ou par et là.

L’Observatoire est une association qui fonctionne avec des subventions, des partenaires, et la participation aux différents ateliers qu’elle propose, sur site, ou mobiles, puisque le plancton s’étudie partout où il y a de l’eau, qu’elle soit douce ou salée.

Il n’y a guère qu’au robinet, en bouteille d’eau minérale, ou à la piscine qu’on n’en trouvera pas. Ce qui laisse le champ à de larges explorations.

Alors, même pas peur, j’ai embarqué les enfants et deux copines d’une de mes filles et hop!

Jérôme nous a accueillis, avec quelques autres visiteurs pour faire la découverte de la goutte d’eau.

Il faisait presque beau, une lumière d’hiver douce, lumineuse par moment, un petit vent frais aux abords de la cale sur la petite mer de Gâvres (entre Gâvres et Port-Louis).

Le filet à plancton est plongé dans l’eau. À son extrémité, un bocal.

Jérôme a plongé dans l’eau le filet à plancton avec une maille à 300 microns, de mémoire, pour prélever environ un litre d’eau, qui plus tard sera filtrée pour concentrer dans une goutte, le maximum d’informations.

La récolte dans le collecteur
Les heureux curieux

Le bocal est retourné à l’Observatoire où, très pédagogiquement, Jérôme a enquêté pour savoir l’étendue de nos microscopiques connaissances sur le plancton. Je savais, grâce à mes cours de biologie au lycée maritime et aquacole d’Etel, que « plancton » vient du grec πλαγκτός / planktós : errant, instable. De fait, il ne peut pas lutter contre le courant.

Deux types de plancton, en eau douce comme dans l’eau salée, le phytoplancton, végétal et le zooplancton, animal.

Les huîtres se nourrissent de phytoplancton. (Oui, il fallait bien que ce billet ait un rapport avec l’huître, tout de même)

Et bim! le monde de la goutte d’eau se révèle à toi

Le contenu du collecteur filtré à nouveau (20 micron cette fois), Jérôme a prélevé une goutte, posée sur une lamelle, sous l’oeil du microscope qui a grossi 300 fois son contenu. Et tout un tas de petites figures, machins, trucs et bidules très chouettes sont apparus sous nos yeux émerveillés.

C’est là que ça se complique car je n’ai pris aucune note, et ma mémoire de poisson rouge n’a pas tout retenu bien sûr.

Jolies formes géométriques des Diatomées
Noctiluca scintillans, un prédateur…mon préféré, bioluminescent…

Et tous ont pu avoir accès à une goutte d’eau et au monde qui la compose.

Permettre à chacun d’observer au microscope

Ce billet n’a pas d’autre vocation que de vous donner envie de vous informer sur le plancton. Il est le poumon de notre planète (la surface de nos mers et océans, ainsi que les cours d’eau terrestres représentent bien plus que nos forêts continentales), il est le témoin de la qualité d’eau, les espèces qui le composent (des dizaines de milliers connues pour l’instant ) peuvent dire si un coquillage est propre à la consommation ou pas.

Dans ces gouttes d’eau, il n’y a pas que du plancton, il y a aussi des débris végétaux, inoffensifs, mais en plus ou moins grand nombre en fonction des zones de récolte, des microplastiques.

L’Observatoire du Plancton est essentiel pour transmettre et partager les connaissances sur notre milieu, les conséquences des activités humaines sur la biosphère.

La vie naît du plancton. On ne devrait pas l’oublier.

Toutes les erreurs et imprécisions de ce billet sont de mon fait, je préfère ne pas en dire plus au cazou 🙂

Merci Jérôme, Antoine, Claudine, Jean-Pierre, salariés, bénévoles et engagés.. Merci surtout à toi Pierro, pas une semaine sans que ton prénom ne soit cité à la maison!

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